Dictionnaire de diagnostic médical : comprenant le diagnostic raisonné de chaque maladie, leurs signes, les méthodes d'exploration et l'étude du diagnostic par organe et par région / E.J. Woillez.
- Eugène Woillez
- Date:
- 1870
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Credit: Dictionnaire de diagnostic médical : comprenant le diagnostic raisonné de chaque maladie, leurs signes, les méthodes d'exploration et l'étude du diagnostic par organe et par région / E.J. Woillez. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![AT’llTllES. cathartiques (frcquemmeiU le tartre stibié) et de certaines substances toxiques. 3° Sig ni fl cation. — On voit d’après cette énmnération (jue raphonie, surve- nant dans des conditions extrêmement variées, est loin de pouvoir être consiib'- i‘ée comme un signe pathognomonique. Ce n’est ([u’en le rapprochant des autres symptômes concomitants qu’on arrivera à en êlahlir la signification. Dans les diverses laryngites, à l’aphonie proprement dite se joignent parfois des particu- larités de timbre dont j’ai parlé plus haut et qui, quoique plus ou moins étouffées, peuvent éclairer sur la valeur séméiologique de la perte de la voix. La constatation des signes de la phthisie pulmonaire pourra faire présumer que raphonie très- persistante est un signe d’ulcérations laryngiennes tuberculeuses*, de même que des infections vénériennes antécédentes, et l’existence d’ulcères vénériens, de syphilides, d’exostoses, etc., feront penser que l’aphonie est sous la dépendance d’une laryngite ulcéreuse syphilitique. Lorsqu’il existera des tumeurs du larynx (ce qui est rare], l’aphonie pourra venir en aide au diagnostic, sans avoir une valeur spéciale; mais cette valeur sera plus évidente dans les cas de modifications organiques bien manifestes des nerfs laryngés rappelés plus haut. C’est surtout dans certains cas d’anévrysmes de l’aorte latents que l’aphonie, en provoquant l’exàmen laryngoscopique, pourra être le point de départ des inductions diagnostiques [Vog. Axéyrysmes). L’aphonie n’a guère d’importance pratique, à côté des autres signes conco- mitants, dans les cas de dyspnée extrême qui ne sont pas dus à une lésion du larynx, dans la bronchite capillaire grave, par exemple, ou bien encore dans les faits de paralysie du diaphragme, où la voix s’éteint faute d’émission suffisante d’air par le larynx. Cependant la perte de la sonorité vocale ne sera pas toujours un signe sans importance, lorsqu’on ne pourra la rattacher à aucune lésion matérielle évidente. Il faudra alors chercher l’origine de l’aphonie parmi les conditions que j’ai indiquées, car elle peut mettre sur la voie d’une affection mal caractérisée et à laquelle on ne songerait peut-être pas sans elle ; telles sont l’intoxication saturnine, la présence de lombrics dans les voies digestives (prin- cipalement dans certaines contrées où les affections vermineuses sont le plus communes), l’hystérie ou toute autre névrose. C’est par voie d’exclusion que, dans les circonstances les plus difficiles, on pourra arriver à diagnostiquer le point de départ de l’aphonie. Comme signe pronostique, l’aphonie n’offre pas d’autre importance que celle qui résulte cle l’ensemble même des signes de 1 affection à laquelle elle se rat- tache. Dans les cas où elle est le seul symptôme du côté des organes respiratoires, et due à une simple modification dynamique de l’appareil nerveux, le pronostic est évidemment favorable, comme celui de la cause qui produit l’aphonie. APHTHES. — Depuis que les observateurs modernes ont cessé de con- fondre sous ce nom les maladies de la bouche les plus diverses, les aphthes sont considérés comme une affection vésiculo-ulcéreuse, développée au niveau des follicules muqueux, qui siège dans les différentes parties de la muqueuse buccale (Guersant), et qui affecte les enfants et les adultes. Les aphthes sont tantôt discrets ou éphémères et tantôt confluents ou stationnaires. {Eléments du diagnostic. — Les symptômes qui sont le })oint de départ du diagnostic, sont locaux seulement, ou à la fois généraux et locaux. Dans le pre- mier cas (aphthes discrets], le malade se plaint de gêne, de chaleur ou même de douleur dans la bouche, au moment de l’exercice de la parole, de la mastica- tion, de la déglutition. L’inspection de cette cavilé montre rarement alors des élévations rouges ou des vésicules, qui sont la période dn début des aphthes, car les aphthes ne sont que les ulcérations résultant de la déchirure et derphu-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24991922_0094.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)