Lettre et leçon de M. le professeur Dupuytren, sur le siège, la nature et le traitement du choléra-morbus / recueillies et publiées par MM. A. Paillard et Marx.
- Guillaume Dupuytren
- Date:
- 1832
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Credit: Lettre et leçon de M. le professeur Dupuytren, sur le siège, la nature et le traitement du choléra-morbus / recueillies et publiées par MM. A. Paillard et Marx. Source: Wellcome Collection.
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![des personnesqui étaient calmées par la décoction de têtes de pavots, etqui n’avaient pu l’être par les préparations d’o- pium administré sous toutes les formes.Telle était madame B..., affectée d’un cancer par récidive à la mamelle, lequel était accompagné des plus horribles douleurs. Ces dou- leurs avaient été vainement combattues par les prépa- rations d’opium de toute nature , à toutes les doses et sous toutes les formes; lorsqu’on s’avisa de lui faire prendre de la décoction de têtes de pavots. Ses douleurs furent calmées comme par enchantement, et M. Boiirdois de la Motte a long-temps vu cette dame calmer ses dou- leurs, trouver du sommeil, et prolonger son existence par ce moyen, dont elle ne ]>ouyalt suspendre Tusage un seul moment sans que les symptômes ne reparussent aussitôt. C’est ainsi que j’ai vu avec M. Paillard, un malade, M. S...., blessé d’un coup de feu qui avait traversé le tes- ticule et le canal de l’urètre, et atteint de spasmes géné- raux très graves et de douleurs très vives, n’être point calmé par le sirop diacode, par Tacétate, le sulfate etl’hy- drochloratc de morphine, etc., etc., et l’être très promp- tement p?ir une simple décoction de têtes de pavots édulcorée avec du sirop d’orgeat. Mais je suppose que les narcotiqueset le sous acétate de plomb nedoivent pas t-nir tout ce que j’en espère, je reste pourtant convaincu que c’est dans les remèdes de ce genre que pourra être trouvé un spécifique contre le choléra-morbus, c’est-à-dire dans les moyens propres à calmer et à stupéfier l’excessive irri- tation qu’éprouvent les entrailles, et à modérer Tabon- dance des sécrétions, qui en est la suite. Le champ à par- courir est peut-être vaste encore, mais je suis convaincu que c’est dans la direction que je viens d’ïndiquer qu’on trouvera enfin le remède tant cherché contre cette affreuse maladie. Je m’arrête, car je n’aienvie ni de composer un livre, ni](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22388138_0028.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


