Des amputations et des résections chez les phthisiques / par Charles Leroux.
- Leroux, Charles, 1853-
- Date:
- 1880
Licence: Public Domain Mark
Credit: Des amputations et des résections chez les phthisiques / par Charles Leroux. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by The Royal College of Surgeons of England. The original may be consulted at The Royal College of Surgeons of England.
34/128 page 32
![i — 32 — La forme subaigue donne déjà sur 20 malades 1 guérison,: 10 améliorations, pour les autres aggravation ou mort. Les résultats sont beaucoup meilleurs pour les formes chro-1 niques. La phthisie chronique avec épisode aigu donne sur i 30 malades, 4 guérisons et 11 améliorations ; avec compli- cations, sur 42 malades 10 guérisons et 13 améliorations. Mais c’est surtout la phthisie chronique simple qui donne le plus beau contingent de guérison. Sur 34 poitrinaires de cette variété on enregistre 21 guérisons, 7 améliorations, 4 états stationnaires, deux morts ; parmi ces maladies 15 étaient, i au premier degré, 13 au deuxième degré, 6 au troisième. Il est certain que ces résultats extrêmement favorables ne peuvent être acceptés intégralement, car la phthisie, bien que guérie, peut reparaître d’un moment à l’autre à l’aide d’une poussée nouvelle ; mais « on dira d’un phthisique qu’il est guéri, lorsque les accidents pulmonaires dont il est at- teint ne troublent plus la marche des fonctions générales, ne portent plus aucune atteinte à l’existence, et lorsque la cachexie générale qui avait accompagné leur manifestation ■] a complètement disparu. » (1) Certains malades ont été sui- vis pendant 10 ans. A côté de la forme, il faut tenir compte de l’individu, du phthisique. Ce n’est souvent, en effet, pas tant à l’état local qu’à l’état général et aux conditions sociales de l’individu qu’il faut attacher une importance capitale pour juger du pronostic de l’affection dont il est atteint. Il est évident que la guérison pourra s’obtenir d’autant moins difficilement que les lésions seront plus localisées, alors que les tubercules pulmonaires seront peu nombreux et au début de leur évolution. Mais ce résultat sera d’autant mieux atteint que l’état général sera meilleur, que le malade (i) Thaon, p. 133](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22352855_0036.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


