Des effets comparés de divers traitements de la fièvre typhoïde : et de ceux produits en particulier par l'ergot de seigle de bonne qualité / par le Dr Duboué.
- Duboué, Paul Henri, -1889.
- Date:
- 1883
Licence: Public Domain Mark
Credit: Des effets comparés de divers traitements de la fièvre typhoïde : et de ceux produits en particulier par l'ergot de seigle de bonne qualité / par le Dr Duboué. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by The Royal College of Surgeons of England. The original may be consulted at The Royal College of Surgeons of England.
27/66 page 19
![devenu plus faible, doit nécessairement imprimer une im- pulsion moins forte au licjuide c]ui le traverse. Il est donc vrai de dire en général, quoiqu’une pareille proposition sem- ble paradoxale, que le cours du sang se ralentit, dûs que les battements du cœur s'accélèrent, et vice versa. J’insiste tout particulièrement sur cette dernière proposi- tion, parce qu’elle est capitale dans la question qui nous oc- cupe et qu’elle repose sur des raisons qui me paraissent inattaquables, bien que la proposition en question heurte de front une opinion trop généralement reçue. Un grand nom- bre de médecins, en effet, et des plus recommandables, ad- mettent que Vaccélération des battements du cœur doit avoir pour conséquence inévitable ^'accroître la vitesse du cours du sang, ou, en d’autres termes, d'activer la circulation. Or, sans pouvoir reproduire ici les longs développements que j’ai donnés à cette importante question dans la double étude de physiologie pathologique que j’ai publiée sur la fièvre typhoïde et sur \e.mal des montagnes, je me bornerai à dire, ce qui est d’ailleurs bien facile à prouver en quelques mots, que cette opinion, si généralement accréditée, repose uniquement sur les apparences, et ne peut pas tenir devant un examen appro- fondi. Car admettre, par exemple, que le sang se meut-avec plus de vitesse dans la fièvre typhoïde, parce que les batte- ments de cœur sont devenus plus fréquents, ce serait recon- naître de deux choses l’une : ou que le muscle cardiaque se contracte avec plus de force dans cette pyrexie, ce qui est contraire à l’observation de tous les médecins et à la démon- stration péremptoire de l’akinésie du cœur, que l’on doit à M. le professeur Hayem; ou que ce même muscle lance le sang d autant plus loin qu’il est devenu plus faible, ce qui choque le sens commun non moins que la physique. Ne sait- on pas, d’ailleurs, depuis les remarquables travaux de M. Marey sur la circulation, que la tension artérielle diminue, a mesure que les battements du cœur s'accélèrent, et vice versâ? Ür c’est là, sous des termes^ différents, une conclusion](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22332613_0029.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


