Essai sur les fistules lacrymales : dissertation inaugurale, présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier, le 17 mars 1837 / par Jean-Camille Roux.
- Roux, Jean Camille.
- Date:
- 1837
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Credit: Essai sur les fistules lacrymales : dissertation inaugurale, présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier, le 17 mars 1837 / par Jean-Camille Roux. Source: Wellcome Collection.
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![Lés divisions élatlies par les anieurs pour distinguer et classer ces maladies , me permeilani de faire iin choix,.j’en profiterai pour ne m’occuper que des fistules lacrymales ; j’étudierai surtout leurs causes afin d’apprécier leur nature, et de discuter ensuite ])lus sûrement les indications établies par nos Maîtres ; enfin , je comparerai les procédés propres à les remplir. L’histoire des fistules lacrymales remonte à Celse qui , le 'premier, je crois, a parlé de l’abcès du grand angle de l’œil. Jusqu’à Vésale et Fallope qui décrivirent , pour la première fois , l’appareil lacrymal , les chirurgiens restèrent dans une ignorance complète sur la nature de celte affection ; ils n’y virent qu’un ulcère fisiuleux entretenu le plus souvent par la carie de l’os unguis; et si parfois ils purent y distinguer un liquide s’écouler limpide ou mêlé avec le pus , et les mucosités fournies par le sac lacrymal, ils rattribuèrent ou à la pituite qu’ils croyaient sécrétée par le cerveau à travers la larme criblée de l’éihmoïde , ou à la caroncule lacrymale , qu’ils chargèrent plus tard des fonctions d’une glande inconnue jusqu’alors. Dans le premier cas , c’était une raison pour eux de croire à la perforation cons- tante des os du nez, à leur carie; dans le second, ils agissaient par analogie, ils faisaient pour les fistules lacrymales ce qu’on fît long‘temps, et jusqu’au XVIII' siècle, pour les fistules dit conduit de Slhénon ; leur conduite était une conséquence de la fausse idée qu’ils s’étaient faite sur la sécVéïion des larmes et les voies qu’elles parcourent. En effet, ils comprimèrent, tant qu’ils crurent à la lésion de la caroncule lacrymale ; jls cautérisèrent , lorsqu’ils pensèrent que la carie des os était la cause inévitable de la maladie. Celte pratique, quoique vicieuse , dut nécessairement compter quelques heureux résultats , soit que par la compression on parvint a oblitérer le sac lacrymal, soit que la cautérisation fût poussée assez avant pour détruire l’unguis, cl par là donner une issue artificielle aux larmes. Ce furent sans doute ces succès et plus encore la vieille routine qui emjtêcha la découverte de Fallope de produire les chan-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22358213_0006.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


