Titres et travaux scientifiques du Dr F. Lejars.
- Lejars, Félix-Marie, 1863-1932.
- Date:
- 1912
Licence: In copyright
Credit: Titres et travaux scientifiques du Dr F. Lejars. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![— 15 l’eau salée à 9 pour 1000 stérilisée; on réunira, s’il s’agit d’une diérèse nette; dans les plaies contuses, par écrasement, par armes à feu, on lais- sera tout béant et le pansement se composera de compresses stériles, d’une couche d’ouate hydrophile, d’une couche d’ouate ordinaire, sans imper- méable. Le pansemeni, ainsi conçu, doit être, avant tout, un organe d’absorption, de drainage lent et continu : il ne le sera que si le liquide, dont il s’imbibe par sa face profonde, peut s’évacuer librement par sa face superficielle, autrement dit, si l’imperméable traditionnel est toujours supprimé. La même pratique, le même pansement, s’appliquent aux polies dont l’infection s’accuse par des réactions, locales ou générales, plus ou moins intenses et aux plaies su])purantes; cette fois encore, l’emploi des agents chimiques risque de vicier et de compromettre le mécanisme naturel de réaction et de guérison ; et la formule générale se résume dans les termes suivants : On ne touchera jamais à une plaie infectée, <à une plaie qui suppure, sans avoir pris les mêmes soins de « préparation « manuelle, les mêmes précautions à l’endroit des souillures ou des contacts étrangers, que pour le pansement d’une plaie aseptique. La désinfection de la peau ambiante, par le brossage au savon et le lavage à l’alcool, est un temps préliminaire de rigueur. Le foyer sera, s’il le faut, élargi, débridé, contre-ouvert, pour devenir accessible sur toutes ses parois, et, s’il est profond, pour permettre un drai- nage effectif. Ici encore, l’eau stérile, l’eau salée à 9 pour 1000, les com- presses et les tampons stérilisés seront les meilleurs agents de la détersion initiale : longue et minutieuse besogne, qui supprime les corps étrangers, les îlots purulents, les épaves de tissus sphacélés, tous les nids microbiens, tous les îlots de culture, et qui, bien faite, est autrement utile et positive que le rapide conlact d’une solution antiseptique forte, et cela sans nuire aux cellules vivantes, sans fausser les armes de défense. C’est dans le même esprit que sera conçu le pansement; on ne cherchera pas à exercer une action chimique, bactéricide, permanente — toujours courte en fait, car les substances actives se neutralisent, se transforment ou s’évaporent au contact des tissus, et souvent nocive. On pansera la plaie de telle sorte qu’elle soit isolée et protégée d’abord, et que l’exosmose continue, dont elle est le siège, soit entretenue, activée, accélérée. Ce traitement aseptique des plaies infectées suppose, comme conditions nécessaires, la stérilisation eertaine de l’eau et des pièces de pansement; dans la pratique isolée, dans la chirurgie de guerre, les solutions antisep-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29011577_0015.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)