Leçons de clinique thérapeutique sur les maladies du système nerveux / par Gilles de la Tourette.
- Georges Gilles de la Tourette
- Date:
- 1898
Licence: Public Domain Mark
Credit: Leçons de clinique thérapeutique sur les maladies du système nerveux / par Gilles de la Tourette. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by Royal College of Physicians, London. The original may be consulted at Royal College of Physicians, London.
93/500 page 81
No text description is available for this image
No text description is available for this image
No text description is available for this image![N K U It A S r M K N I K V H AI K. XI lébrale pour laquelle ou avait (railleur.Sj à tort, prononcé le nom de mal de Pott, il put se croire atteint d’une réci- dive de cette affection dont il n’igriorait pas les funestes conséquences. Les réflexes rotuliensétaient exagérés, ainsi qu’il arrive fréquemment chez les neurasthéniques ; la plaque lomho-sacrée, très marquée chez lui, pouvait faire jienser à une compression des racines médullaires. L’ap- ])lication intempestive d un cautère sur la région lomhaire, fait cpii contrihua heaucoiip à fixer cette idée dans son espritdéjà troublé, finit de tout gâter: il se crut à la veille de devenir jiaraplégiipie. Lors(pie je le vi.s pour la première fois, il pouvait à peine marcher, passant sesjournées couché sur une chaise longue, interrogeant lui-mème à chaipie instant ses ré- flexes. Comme il n’existait aucun trouble de sensibilité locale, (pie les sphincters avaient conservé leur puissance, (juc les circonstances cliologi»pies éclairaient remanpia- hlement la situation, je pen.sai, ajirès avoir écarté l’hypo- tlièse d’une lésion organiipic et aussi l’hystérie dont les stigmates faisaient défaut, (pi’il s’agissait simplement d’un état neiirasthénicpie, diagnostic ipii fut confirmé par mon legictte maitie, M. (_<harcot. Oans ces conditions, nous engageâmes le patient â (piitler au plus vite l’atelier où s’était développée son affection nerveuse, où il sc confi- nait cl s’étiolait physiipiemcnt. Il fallut prcsipie le des- cendre pour le transporter jusqu’à la gare du chemin de fer où il devait s’embarquer pour aller faire une villégia- ture en Algérie. Il se reposa dix jours â .Marseille, où il m écrivitcpi il avait recouvré (piehpies forces pour monter en bateau. Huit mois plus tard, il était complètement guéri, et depuis plus de cinq ans la guérison ne s’est pas démentie. Il a jui reprendre ses occupations, en avant soin de ne plus se surmener, de crainte de retomber dans l’état myélaslhéniipie cpii, â un moment donné, nous avait in- S[)iré de légitimes impiiétudes. Voilà la neurasthénie vraie ou mieux l’état tant cérébral (pie cérébro-spinal qui mérite justement ce nom, et les](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24975096_0093.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)