Volume 1
Dictionnaire universel de matière médicale et de thérapeutique générale; contenant l'indication, la description et l'emploi de tous les médicamens connus dans les diverses parties du globe / par F.V. Merat et A.J. de Lens.
- François Victor Mérat de Vaumartoise
- Date:
- 1829-1846
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Credit: Dictionnaire universel de matière médicale et de thérapeutique générale; contenant l'indication, la description et l'emploi de tous les médicamens connus dans les diverses parties du globe / par F.V. Merat et A.J. de Lens. Source: Wellcome Collection.
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![l'-i ACACIA. h cassure iuisanlc, recouvert de semences d^uti cote, et en renfer- mant meme dans son intérieur ; U contient48,5 de tannin; il estasses commun dans les magasins des droguistes. C^est la moins estimce des trois sortes. Le Cachou en niasse, ou lucide, est en morceaux de 3 a 4 onces ]3rovcnans de plus gros morceaux, luisans , enveloppes dans des feuilles ; il contient 67 de tannin sur cent, et est aujourd’hui très- repandû et estime, quoicpie rare autrefois. C’est peut-être le Cachou du Pé^Li de quehjues auteurs.^ On voit combien est énorme la quantité de tannin que contient le cachou, ce que sir Joseph Banks a fait connaître le premier : elle est telle qu’il en fournit dix fois plus que l’écorce de chêne , de sorte ([ue c’est le corps le plus propre au tannage : on pourrait en tirer parti dans les établissemens français de l’Inde. Garcias (loc. cit.) dit qu’on mêle a la décoction du bois de VHac- chic une espèce de farine, et qu’on fait dessécher le tout. Si on prépare encore aujourd’hui le cachou de cette manière, cela n’expliquerait-il pas la différence de transparence, ainsi que le mucilage qu’on trouve dans quelques sortes? La composition chimique du cachou indique les propriétés toniques et astringentes de cette substance. C’est dans les cas de laxité des tis- sus, et, par suite, contre l’écoulement, le flux plus ou moins abondant auxquels elle donne lieu, qu’on peut en faire usage. Ainsi on use du cachou pour raffermir les gencives, pour donner aux différens tissus de la bouche plus de fermeté, et pour se procurer une bonne haleine, parce qu’on associe souvent ce médicament a quelques aromates. On prescrit encore le cachou comme stomachique , dans les débilités gastriques, avec d’autant plus de confiance qu’il ne cause pas d’ir- ritation inflammatoire. On le conseille dans les dévoiemens passifs , les hémorrhagies passives, les sueurs par faiblesse, la leucorrhée, etc. 11 a même été prescrit par Grashuis dans la colique métallique , ma- ladie où il nous paraît ne devoir produire aucun bon eflet, et par Hagendorn dans la phthisie. Le cachou fait partie de presque toutes les fprmu^.es astringentes de nos dispensaires, et est encore assez fré- quemment prescrit, surtout pour l’entretien de la bouche. On en fait des grains , des pastilles ^ une teinture , un exttait , etc. Il entre dans la thériaque, le cachondé, etc. Nous avons représenté le cachou comme seulement préparé avec les gousses cl le bois de Y Acacia Catechu , W. ; il ne serait pas im- possible que des espèces du même genre, ou de genres voisins, en fournissent aussi. Tout végétal qui donnera du tannin en abondance et de rcxlraclif, peut procurer une sorte de cachou.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21713881_0001_0030.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


