Traité du diabète sucré, des affections gastriques et des maladies qui en dépendent, suivi du resulţat deş essais des acides et autres substançeş oxigenees dans le traitement de la maladie venerienne: d'une nouvelle nosologie; d'un traité de quelques poisons morbifiques; de l'analyse chimique du sucre, et de plusieurs applications de la chimie à la médecine / Par John [!] Rollo ... Traduit de l'anglais par le citoyen Alyon ... Avec des notes du citoyen Fourcroy. Première-seconde partie.
- John Rollo
- Date:
- An VI [1798]
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Credit: Traité du diabète sucré, des affections gastriques et des maladies qui en dépendent, suivi du resulţat deş essais des acides et autres substançeş oxigenees dans le traitement de la maladie venerienne: d'une nouvelle nosologie; d'un traité de quelques poisons morbifiques; de l'analyse chimique du sucre, et de plusieurs applications de la chimie à la médecine / Par John [!] Rollo ... Traduit de l'anglais par le citoyen Alyon ... Avec des notes du citoyen Fourcroy. Première-seconde partie. Source: Wellcome Collection.
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![( 1^8 ) abondant et trop d|nse pour s'évacuer ainsi par pc.au; alors il s’amasse autour des têtes^ articulaires^ il gonfle les extrémités osseuses, il sonde les articu- lations en anchylose^et il se dépose ainsi couches par. couches dans les parties intérieures dont Ja déforma- tion atteste pour toujours reëistence de çette affec- tion. Il est encore un troisième cas où cette humeur phosphorique calcaire au lien de se porter hors de la peau comme dans le premier ^ ou dans les articula- tions même comme dans le second, ne prend ni l’une ni l’autre de ces routes, et plus divisée, plus mo-. bile, moins abondante et moins disposée à la concré- tion est rappelée par ses forces naturelles à son émonç- îoire ^ordinaire des reins. Dans ce cas l’urine à la fin de l’accès goutteux non-seulement redevient cet acide , mais charrie une grande abondance de phosphate de, chaux et se trouble abondamment quelques heures, après avoir été rendue. Cette considération m’engage à distinguer trois prin- cipales espèces de goutte, dont on voit fréquemment des exemples dans le monde; l’une que Ion pourroit nommer cutanée parce qu'elle s’évacue par la peau; Tautre tophacée ou articulaire, partie que son dépôt critique se fait en tophus autour des articulations; la ,,j^troîsième sans dépôt ou vraiment critique, parce que la matière ^en écoule par l’urine. Il arrive quelquefois /]ue deux ou même les trois espèces dont je viens de parler se réunissent dans le même sujet, lorsque 1 hu-, meur goutteuse très-abondante embarrasse tout-à-la-, fois les trois organes qui en sont les émonctoires, comme: on le remarque dans les gouttes longues et^rmane.n* tes qui attaquent plusieurs extrémités à-la-fois, et qui sont en quelque sorte le maximum de cette maladie. On trouve dans çette théorie de la goutte fondée sur des observations fidèles autant que nombreuses, l’explication de quelques phénomènes qui deviennent alors très-simples et très faciles à concevoir. On voit par exerîïple pourquoi cette affection n’attaque jamais les jeunes sujets , chez lesquels l’ossi^cation active](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28764638_0248.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


