La lutte de l'homme contre les animaux : conférence faite à la Société nationale d'acclimatation le 13 mars 1891 / par Pierre-Amédée Pichot.
- Pichot, Pierre-Amédée.
- Date:
- [1891]
Licence: Public Domain Mark
Credit: La lutte de l'homme contre les animaux : conférence faite à la Société nationale d'acclimatation le 13 mars 1891 / par Pierre-Amédée Pichot. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![(levant l’Académie qu’avant la découverte des métaux les habitants de la France et de l’Allemagne devaient être de véritables sauvages et que les pierres de foudre étaient les armes et les outils dont ils se servaient. Petit à petit la vérité se dégageait. Vers le milieu de ce siècle, à la suite de fouilles faites dans les sépultures du Danemark, elle éclata lumineuse à tous les yeux. Enfin, tout dernièrement, les fouilles de ]\rM. Lartet et Christy, en Dordogne, prenaient sur le fait l’arme de nos premiers ancêtres et retrouvaient aux Eyzies une vertèbre de jeune Renne traversée par une pointe de silex qui était restée dans l’os après avoir tué l’animal. (Projection : Vertèbre de Benne 'percée d’une pointe de silex.) Telles furent les armes des premiers êtres humains, armes essentiellement de chasse, car chasseurs ils devaient l’être pour se défendre contre les grands animaux et contre les carnassiers redoutables, et de môme que leurs premières armes sont des armes de chasse, leurs premières œuvres d’art sont la reproduction de sujets de chasse. Sur une corne de Renne nous trouvons gravées en creux des têtes de Che- vaux, des têtes de Roue au milieu desquelles se promène un petit bonhomme portant pour tout attirail un bâton ou casse- tête qu’il tient de la main droite et appuie sur son épaule. C’est l’anarchiste de ce temps-lâ. Puis sur un autre fragment de corne de Renne découvert à Laugerie-Basse, nous voyons un chasseur couché à plat ventre, à l’affût d’un Aurochs qu’il se prépare à harponner au moyen d’une sagaie attachée à une corde. (Projection : Affût à l'Aurochs gravé sur corne de Renne.) Beaucoup d’autres gravures primitives nous donnent sinon des représentations complètes de chasse, sujets un peu complexes pour les artistes inexpérimentés de cette époque, du moins des représentations individuelles d’animaux bles- sés et presque toujours blessés aux pattes ou à la jonc- tion des pattes et du corps, ce qui indique que les pre- miers chasseurs, se rendant bien compte de l’insuffisance de leurs armes pour donner la mort d’un seul coup, cher- chaient à atteindre leur proie aux endroits les plus sus- ceptibles de retarder leur course et de les empêcher de s’échai)per. Aux armes de pierre succédèrent les armes de](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24885241_0018.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)