Des métrorragies chez les vierges (pathogénie et traitement) : thèse présentée et publiquement soutenue devant la Faculté de médecine de Montpellier le 29 juillet 1907 / par François Pallarès.
- Pallarès, François, 1881-
- Date:
- 1907
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Credit: Des métrorragies chez les vierges (pathogénie et traitement) : thèse présentée et publiquement soutenue devant la Faculté de médecine de Montpellier le 29 juillet 1907 / par François Pallarès. Source: Wellcome Collection.
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![plus ou moins long et une partie au moins en est absorbée, d’où production d’accidents variables : c’est la stercorémie. Pour Castan, la cause majeure des hémorragies réside dans cette intoxication. Quoi qu’il en soit, une pareille source d’empoisonnement ’ ne saurait être négligée dans une alTeclion où il s’agit pro- bablement assez souvent de troid3les vaso-moteurs. Dans une autre série de laits, raulo-intoxicalion se trouve réalisée de toutes j)ièces, même en l’absence de toute tare organique actuelle, antéi'ieure ou héréditaire. Ce sont les métrorragies signalées |)ar les auteurs à la suite d'une bnis- que suppression des règles par le li'oid, une émotion, une frayeur. Le flux menstruel est pour la femme un émonc- toire de ])remier ordre (jui la débarrasse d’une foule de prin- cipes toxiques : que, pour une raison quelconque, ce flux vienne à être interrompu, les poisons non éliminés s’accu- mulent dans l’organisme et, par un cercle vicieux, vont pro- duire l’hémorragie. La même explication convient aux intoxications exogènes par l’alcool, le phosphore, toutes substances qui, par leur action toxique, entraînent une déchéance organiijue, qui, chez la femme, retentit sur les ovaires (analogues aux testi- cules masculins) ; sous rinlluence de cet empoisonnement, 1 utérus s atrophie, les ovaires s’altèrent et les métrorragies répétées et plus ou moins abondantes, sont les premiers si- gnes révélialeurs de cette altération (Lewinstein, Léopold, Landaux). Les ouvrières en tabac sont exposées elles aussi à ces mé- trorragies. Dci nombreux auteurs : Kostral, Delaunay, Bro- chard, Ouinquaud, Saré, Goyard, le docteur Pernod, méde- cin d’une manufacture de tabacs, se sont occupés de cette question. Pour eux, ces métrorragies sont dues à des pro- lapsus de la muqueuse utérine ; l’intoxication est indéniable](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22423382_0045.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


