Des métrorragies chez les vierges (pathogénie et traitement) : thèse présentée et publiquement soutenue devant la Faculté de médecine de Montpellier le 29 juillet 1907 / par François Pallarès.
- Pallarès, François, 1881-
- Date:
- 1907
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Credit: Des métrorragies chez les vierges (pathogénie et traitement) : thèse présentée et publiquement soutenue devant la Faculté de médecine de Montpellier le 29 juillet 1907 / par François Pallarès. Source: Wellcome Collection.
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![à l’Age de cinriuanle-six ans. Une de ses sœurs, à l’Age de seize ans, el \ierge encore, enl de (elles |)erles de sang qu’elle dut subir un curellage d’ailleurs iuulile, cai- elle perdait encoi-e à vingt et un ans. Notre malade elle-même entin est réglée à dix ans et demi ; et dès cette première ap[)arition -des menstrues elle éprouve des dnuleurfi violeiiles avec gonflement du venire, douleurs prémens- Iruclles^ puis lueuslruelles ri (pn' s’allénuent seulement avec l’éla- blissemeiit du flux sanguin. Ces règles durent liuil jours, abon- danlcs, colorées, presque ménon-agicpies ; elles sont suivies d'une bmcorrliée profuse, (pii persiste juscpi’aux dernières règles. Cette succession de fortes pertes et de leucorrhée se maintient sans inlen-uplioii de|)uis cette piemièi'c apparition du sang, et jamais les mcustrucs n’ont duré moins de dix jours ; quelquefois, elles ont atteint jusfpi’à (piinzc jours. A partir du mois d’août dorniei-, nous entrons dans une nou- \elle iiliase ; la leucorrhée augmente, se teinte de sang, devient un véritable suintement bémorragicpie intercalaire; les lègles se raïqu'ochent, coulent encore plus abondantes et bientôt leur inter- valle u’esl [ilus de (piinzc jours. Enfin en janvier nous arrivons à la forte métrorragie (pii nécessite son admission à l’hôpital. A ce moment, nous u’avons lien à relever pbysi([uement, sinon une tachycardie, accompagnée d’un léger souffle anémique dans l'arlère,pulmonaire. Nous pratiquons l’examen génital en présence de sa inèic, el nous ne constatons rien qu’une faible sensation dou- loui'cuse dans les culs-de-sac latéraux ; les points ovariens sont sensibles au ni\cau de la paroi abdominale ; enfin, il existe un certain degi-é tlè névralgie iléo-lombaire double (pii accompagne souvent les lésions oxa.rieimes d’origine congestive. L’examen des urines permet de reconnaître une byperazoturie et une hypcrpliospbaturie des plus nettes, et les chillres obtenus fui‘eiit encore supérieurs à notre deuxième examen. A’oilà donc noire obscrvalion. Conimeni expliquer celte ménorragie dalanl de la jireinière menstruation, avec dou- leurs prémenslriielles et menstruelles, juiis celte leucorrliée profuse inlermenstnielle et enfin celte mcdi'orj'agie aliondanle et continue ? iNoli'e malade n’est, ni mie brighti(]ue, ni une](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22423382_0048.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


