Etudes de chirurgie médullaire : historique, chirurgie opératoire, traitement / par A. Chipault.
- Chipault A. (Antoine), 1866-
- Date:
- 1894
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Credit: Etudes de chirurgie médullaire : historique, chirurgie opératoire, traitement / par A. Chipault. Source: Wellcome Collection.
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![demande si ce fait ne pourrait être utilisée au point de vue théra- s'étant pas contenté d'élonger le sciatique mais l'ayant arraché, on n'en peut dire autant des recherches très étendues de MmeTarnowski(Ob izmenenijach spinnago morzga pri vilyajenû siedalishnago nerva. Vestnich. Kliii. i sudebudi psichiatri i nevropat, Saint-Pétersbourg, 1884, t. II, p. 98-164, 2 pl.) faites sur des lapins chez qui le sciatique avait été soumis à une traction variant de 500 grammes à 5 kilos, et sacrifiés de quarante-huit heures à six mois après l'opération. Avec une traction de 500 grammes, Mme Tarnowski a constaté une simple et passagère hyperhémie médullaire, tandis qu'avec les poids de 4 à 5 kilos, il y avait constamment des hémorragies puis une sclérose commençant par les cordons de Goll et s'attaquant ensuite aux cordons de Burdach, et à la portion intra-médullaire des racines postérieures. En même temps apparaissait dans la substance grise une atrophie des cellules plus marquée dans les cornes postérieures. Ces lésions toujours limitées au côté où avait été faite l'élongatiou, étaient beaucoup plus marquées dans les cornes postérieures et à la région lombaire. Ces faits, plus que les observations des troubles anesthésiques sur le membre oppose après élongation d'un sciatique et les expériences de Brow.n-Sequard, [On certain physiological elTects of stretching of the sciatic nerve, Lancet, 1881, t. I, p. 506; Nouveaux faits relatifs à l'élongation du nerf sciatique, Comptes rendus Société biologie, 1881, 1^ s. t. III, p. 54. Recherches sur les effets de l'élongation du nerf sciatique chez les animaux ayant eu une hémisection de la moelle cpinière. Comptes rendus Société /noL, 1884, pt. 2, p. 1, 3) qui provoquait, par élongation du nerf le retour de la sensibilité dans le membre anesthésiô après hémisection de la moelle, expériences du reste contestées par Prévost (Expériences relatives à l'élongation des nerfs et aux névrites. Revue médicale de la Suisse romande, 1881, p. 469); Wiet (Contribution à l'étude de l'élongation des nerfs. Tli. Paris, 1881); Stinzino (Ueber Nervendehnung, £'i;ie Experimentelle und lilinisclieStudie, in-8, Leipzig, 1883] semblaient prouver une réelle action de l'élongation des gros troncs sur la moelle. Mais celte action, sur l'homme, dans les cas d'afl'ection médullaire, serait- elle modificatrice, dans un sens curateur ou produirait-elle au moins des améliorations? Les nombreuses observations publiées répondent à la pre- mière de ces questions par une négative certaine sauf pour quelques cas dis- cutables, et à la seconde par une affirmative, du reste précaire, partielle et peu encourageante. Les faits notés comme guéris sont les suivants : Riedel (Zur Nervendehnung bei Wirbellcaries, Z>eî^<sc/îe vied. Woch., 1882, t. VIII, p. 3) : névralgie crurale par fracture vertébrale datant de six mois. Crural. — (Schussler, Zur Deh- nung der Ischiadici bei Rtickenmarks Krankheiten, BerZm. A'ZiW. Woclien., 1881, t. XVllI, p. 433-435) : ataxie datant de un an, sciatiques; voir sur ce même cas ERB(Die Heilung des Tabès dorsalis di;irch Nervendehnung. KritischeBemer- kungen zû dem Aufsalz des Herrn Schussler, Centr. fur NervenJieil/cunde, 1884, p. 269) et réponse de Schussler Zur Dehnung der Ischiadici bei Tabès dorsalis, Jd., p. 289). — Trendelenburg {Ver. des d. Gés. fiir Cfiir., t. X, pt 1, p. 32, 1880) : lésion de la colonne vertébrale; névralgie des sciatiques et cruraux; extrême sensibilité delà hanche; après l'élongation, guôrison complète. Il ne reste qu'un peu de sensibilité de l'articulation. Infiniment plus nombreux sont les faits où n'a été notée qu'une améliora- tion légère, ou bien où l'état est resté stationnaire, s'est même aggravé. Pour juger la valeur relative de ces trois nouvelles catégories, nous examinerons successivement les élongations faites pour tabès, celles beaucoup moins nom- breuses tentées contre d'autres affections médullaires médicales, enfin les exceptionnelles pratiquées dans des myélites Iraumatiques ou pottiques. — Nous avons pensé qu'il était nécessaire, pour apprécier la valeur de faits si](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21729426_0393.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)