Mémoire sur une nouvelle méthode opératoire pour le traitement chirurgical du cancer de la langue / par par le Dr. Chassaignac.
- Chassaignac, É. (Édouard Pierre Marie), 1804-1879.
- Date:
- 1855
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Credit: Mémoire sur une nouvelle méthode opératoire pour le traitement chirurgical du cancer de la langue / par par le Dr. Chassaignac. Source: Wellcome Collection.
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![artériel dans cet organe, 2° la dissolution des caillots par l’humidité de la région buccale, 3° l’absence de contre-appui pour la compres¬ sion: 4° les alternatives incessantes de volume de la langue, lesquelles déroutent les meilleures combinaisons chirurgicales ; 5° la difficulté de saisir avec précision l’extrémité d’un vaisseau ouvert pour y ap¬ pliquer une ligature, 6° la dissolution des caustiques, 7° l’humec- tation très-prompte des eschares, 8° l’excessive mobilité de la lan¬ gue, 9° la rétraction des artères dans le tissu de l’organe par l’ac¬ tion des faisceaux longitudinaux. 3° L’intoxication putride, dans les opérations qui se pratiquent sur la langue, est causée par la décomposition prompte des produits que renferme la cavité buccale, décomposition qui est due à une humidité constante, à une température élevée, à l’accès presque permanent de l’air atmosphérique, à l’état inflammatoire de la ca¬ vité buccale, à la gangrène de parties plus ou moins considérables du tissu lingual. 4° L’emploi des caustiques pour la destruction du cancer de la langue expose : 1° à l’insuffisance d’action des substances employées par suite de leur dissolution dans la cavité buccale, 2° à leur diffu¬ sion et àTextension delà brûlure par delà les limites qu’on s’était imposées, 3° à l’empoisonnement par la pénétration du caustique dans la cavité digestive. 5° Les inconvénients suivants s’opposent à l’emploi du fer rouge pour la destruction du cancer de la langue : 1° il s’éteint très- promptement au sein d’une cavité maintenue dans un état conti¬ nuel d’humidité, 2° il ne détruit que des épaisseurs très-peu considérables des tissus sur lesquels on l’applique,] 3° il sus¬ cite des inflammations très-violentes, 4° les eschares produites par les cautères deviennent très-promptement humides, et elles entrent en putréfaction longtemps avant le moment de leur expul¬ sion définitive. 6° Les ligatures mises en jeu par tous les serre-nœuds connus jusqu’ici ne déterminent pas la chute de la partie étranglée en moins de cinq, sept et huit jours, c’est-à-dire en un temps très- long, eu égard à la rapidité de décomposition de la partie étreinte par la ligature.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30562351_0023.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)