Les obsessions dans les psychonévroses (étude psycho-clinique) : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier le 28 mai 1907 / par Louis Perrier.
- Perrier, Louis, 1875-
- Date:
- 1907
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Credit: Les obsessions dans les psychonévroses (étude psycho-clinique) : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier le 28 mai 1907 / par Louis Perrier. Source: Wellcome Collection.
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![obsédanles, véritable torrent impétueux qui balaie le champ de sa conscience... el l'obsession victorieuse s'installe en souveraine maîtresse au tréfonds de lui-même, subjuguant sa personnalité. Mais si elle envahit son esprit à la manière d’un torrent dont elle aurait la ra^jidilé, comme lui elle dis- paraît vite, ne laissant que des ruines. A l’excitation produite par celte lutte violente, qui met en éréthisme l’étre psychologi(]ue tout entier, succède la dépres- sion, qui désorganise à son tour, et permettra l’irruption plus facile d’un nouvel accès. hès que l’attention n’est plus en éveil, dès que l’esprit ne songe à rien, la lutte recommence et l’obsession réapparaît brusquement. Celte fois, le sujet offre moins de résistance à cause de la fatigue cérébrale dim à ce grand effort et à l'ha- bitude «qui fraye les chemins et les rend plus facilement praliquables». Malgré ces tentatives désespérées d’inhibi- tion, plusieurs crises paroxysliques se produisent à peu d’intervalle; puis, capricieusement, 'robsession disparaît pour quelques heures ou quelques jours, le laissant tout hon- teux de sa défaite, accablé d’avoir assisté impuissant à la faillite de sa volonté. Il prend dans son for intérieur les meil- leures résolutions et se promet de redoubler d’énergie à l’avenir, cherchant par avance à éviter tout ce qui pourrait provoquer la crise. Mais c’est là un cercle vicieux, une façon indirecte de penser à l’ol)session. En voulant l’extirper, il la cultive. Tous ses efforts lendent, en effet, à oublier les souvenirs obsédants ; il y arrive quelquefois en fixant fortement son attention sur ce qu’il fait ; mais cela n’est possible qu’au prix d’une très grande fatigue, et encore n y réussit-il pas toujours complètement. A la moindre distraction, dès que son esprit n’est pas occupé, il se dit qu il va penser à l’obsession ; sans le vouloir, il évoque ainsi le souvenir de la](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22423412_0034.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)