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Credit: Manuel de médecine opératoire / par J.F. Malgaigne. Source: Wellcome Collection.
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![ou deux minutes ; tout avait échoué. Il épongea alors forlemenn la plaie, appliqua immédiatement le lambeau, comprima dessuu pour chasser le sang qui se serait accumulé dans la plaie, fit set points de suture à l'accoutumée ; après quelques minutes, l'hé^ morrhagie avait disparu, et la réunion s'opéra par premièrfi intention. Enfin, chez des sujets à tendance hémorrhagique, et surtouj lorsque le sang affaibli par des pertes antérieures coule presque» comme de l'eau, tous ces moyens échouent l'un après l'autre ; on en est réduit à les associer, à les accumuler, sans pouvoir répondre du résultat. J'ai vu, dans un cas d'amputation sous-astragaliennej le sang suinter opiniâlrément de toute la surface de la plaie pen-i dant prés de dix heures; et déjà on songeait à la transfusioDi comme ultime ressource, quand une dp'-niére appHcation d'aluiu mêlé à la poudre de benjoin réussit, contre t.-'. espéi-ance, i arr.êler enfin le sang. !!• — Iléinorrhagîcs veineuses. Il est rare que les veines donnent du sang après l'opération, si part les deux circonstances déjcà indiquées, 11 suffit, le plus sou- vent, de comprimer leur orifice quelques minutes avec le doigt,, pour avoir un caillot qui arrête le sang. Si l'écoulement persistait,, on pourrait employer tous les moyens adressés aux hémorrhagies; capillaires, ou bien encore comprimer indirectement les rameaux\ veineux entre la plaie et les capillaires. Enfin tous les procédés: applicables aux artères le sont également aux veines. îll, — Dcmorfliagles aritérîellés. On compte ùn grand nombre de méthodes pour les cas d'héiiiof'' rhagie par la bouche béante d'une artère. Mais quelques-unes mé- ritent à peine d'être mentionnées, commeVexpectation, préconis'éee par Koch, qui cependant y ajoutait une légère compression indi- recte •,]es bouchons mécaniques oûstyptiqiies, qui, dans l'intérieurr des grosses artères, tendent à détruire le caillot et à renouvelerr l'hémorrhagie ; tout au plus se sert-on do la cire pour oblitérer l'ar- tère dentaire au fond d'un alvéole, ou les artères nutricièrcs dess os ; V aplatissement de V artère, à l'aide de pinces fixes ou de lames de' plomb aplaties sur le vaisseau, et qu'il faut laisser dans la pinie ; le • ■séton, avee^ une fine lanière de peau de daim ; VrnJaccment, qui coii--](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2193373x_0001_0088.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)