Volume 1
Nevrologie et esthesiologie : traite et iconographie du systeme nerveux et des organes des sens de l'homme avec leur mode de preparation / par Ludovic Hirschfeld ; avec un atlas ... par J.B. Leveille.
- Hirschfeld, Ludwik (Ludwik Maurycy) 1816-1876.
- Date:
- 1866
Licence: Public Domain Mark
Credit: Nevrologie et esthesiologie : traite et iconographie du systeme nerveux et des organes des sens de l'homme avec leur mode de preparation / par Ludovic Hirschfeld ; avec un atlas ... par J.B. Leveille. Source: Wellcome Collection.
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![On peut la considérer comme une barrière active placée entre l'èire vivant et le monde extérieur. Sa grande étendue et son organisation complexes nous portent à lui attribue]-, au preuiier abord, des nombreuses et d'importantes fonctions, et il en est réellement ainsi, puisqu'elle est à la fois le siège du tact et du toucher, un organe de résistance et de protection, enfin, un agent sensible aux variations atmosphériques, comme nous allons essayer de le démontrer dans ce court aperçu. La peau, étalée sur toute la surface du corps, protège par son épaisseur les parties qu'elle recouvre ; cela est surtout sensible pour certains animaux, chez lesquels le tégument externe, encroûté de substances calcaires ou hérissé de produits épidermiques, constitue la seule arme défensive que leur ait accordée la nature. Mais la peau de l'homme s'accommoderait peu d'une seud^lable épais- seur, si contraire aux autres fonctions qu'elle doit accomplir ; et cependant, malgré sa finesse, elle n'en est pas moins un organe de protection. Quand on étudie sa structure, on observe une dégradation de vita- lité dans ses couches les plus superficielles. L'épiderme est, comme le disait lîichat : « un corps inorganique que la nature a placé entre les corps bruts extérieurs et le derme qui est essentiellement organisé, pour leur sej'vir de passage et de transition. » C'est à la présence de sa couche épidermique que la peau doit le rôle important de protéger l'économie. Cette lame si mince, de vernis inorganique, oppose en effet une barrière infranchissable aux substances toxiques les plus actives (celles toutefois qui ne sont pas de nature à l'altérer chimique- ment) et nous permet de les manier impunément. Sans elle ces sub- stances seraient absorbées par les capillaires du derme ; et entrahiées par la circulation au sein de l'organisme, y détermineraient des effets promptement funestes. Cependant il ne faut pas croire que les propriétés isolantes de l'épiderme soient telles que rien absolument ne puisse le traverser. Certains physiologistes ont nié la faculté absorbante de la peau nmnie de son épidémie dans l'état d'intégrité : mais un grand nombre, parmi lesquels on cite Haller, Home, Cruikshank, Aber- nethy et surtout Young, ont émis une opinion favorable à cette fonction. De nos jours, les expériences de Keil et de W. Edwards ont par- faitement établi que la peau absorbe de l'eau dans l'air humide ; on sait aussi qu'elle se laisse pénétrer par des sels solubles, par certaines](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22651214_0001_0604.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)