Traité de la radesyge (syphilis tertiaire) / par W. Boeck.
- Carl Wilhelm Boeck
- Date:
- 1860
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Credit: Traité de la radesyge (syphilis tertiaire) / par W. Boeck. Source: Wellcome Collection.
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![F. C. Faye, i ,,lSrorsk Magazin for Lægevidenskaben, 5‘® Bd., 1842.“ Il ne la considère pas comme une affection syphilitique, pas plus que la Radesyge avec laquelle il la compare. Le Sibbens est devenu de plus en plus rare, probablement par la même raison qui a fait disparaître la Radesyge. Peu à peu on apprend à mieux connaître les méta- morphoses de la syphilis, et on voit que ce qu'on croyait autrefois une maladie distincte provoquée par une dyscrasie particulière, n'est pas autre chose que la syphilis. On a parlé de la Radesyge en Islande et elle a sa petite littérature. Comme autrefois chez nous on y a considéré la Radesj^ge et la spedalskhcd comme la même maladie. Mais à une époque plus récente on a aussi voulu distinguer entre les deux maladies en Islande, et c’est Hjaltelin qui dans plusieur.s brochures a traité de la Rade- syge. En 1839 il a écrit une dissertation, „De Radesyge, Lepra et Ele[)hantiasi septen- trionali,“ où il décrit la Radesyge de manière à faire voir assez clairement qu’il a eu affaire ou à des spedalsks qui ont eu des ulcères aux extrémités, ou bien à des individus qui n’ont souffert que d'anciens ulcères. Ses modèles sont Arbo et Mangor. D'après eux il décrit aussi les ulcères du nez et de la gorge, ainsi que les tophus et les caries du tibia et de l’ulna, mais, dit-il, ces symptômes ne se présentent que bien rarement en Islande, certe par cette bonne raison qu'il fait lui-même ressortir, que la syphilis n’existe pas en Islande. — Il résulte aussi de sa thérapeutique que ce n’est ]>as à notre Rade- syge qu’il a eu affaire, parcequ’il a guéri ses malades sans mercure ni iode. Le mercure n’est nécessaire, dit-il, que quand la Radesyge se trouve compliquée de syphilis. En 1841 dans „Ugeskrift for Læger, No. 19, 20 og 21,“ Hjaltelin a traité de la spedalskhed islandaise, laquelle, selon lui, comprenait Lepra mortificans et tuberculosa et la Radesyge. Cette dernière forme, dit-il, est plus fréquente en Islande dans les années rigoureuses et on lui donne le nom de Sârasÿki. 11 donne ensuite un extrait du traité de Hjort sur la Th’eria qu’il approuve complètement. Nous avons encore un ouvrage plus volumineux de Hjaltelin; „Spedalskhcdeu eller Leproserne med specielt Hensyn til deres Forekomst i Island, Kjobenhavu 1843.“ Ou y trouve un exposé historique de la Spedalskhed qui est fait avec beaucoup de soin. Toutefois dans cet ouvrage l'auteur comprend dans les léproses beaucoup de maladies différentes. Il les divûse en Leproses tuberculosæ et Leproses sqvamosæ. Dans les léproses tuberculeuses il comprend la Radesyge, sous le nom de Rade.syge septentrioiialis, et dans la description de la maladie il s’en tient surtout à Hjort. Comme vaidétés il porte: Radesyge Scotica (Sibbens) et Radesyge Istrica. L’ouvrage de cet auteur n’a pas contribué à diminuer la confusion qui a régné en ce qui concerne ces maladies. On a aussi parlé d’une syphilo'ide esthonienne qu'on a comparée à la Radesyge. En peu de mots je traiterai do la littérature de cette maladie.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22415415_0056.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


