Monographie de la famille des cactées : comprenant la synonymie, les diverses méthodes de classification proposées jusqu'à ce jour pour sa division en genres et sous-genres, et quelques notes sur la germination et la physiologie / suivie d'un traité complet de culture et d'une table alphabétique des espèces et variétés.
- Labouret, J.
- Date:
- [1853]
Licence: Public Domain Mark
Credit: Monographie de la famille des cactées : comprenant la synonymie, les diverses méthodes de classification proposées jusqu'à ce jour pour sa division en genres et sous-genres, et quelques notes sur la germination et la physiologie / suivie d'un traité complet de culture et d'une table alphabétique des espèces et variétés. Source: Wellcome Collection.
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![Parmi celles-ci, il s’en trouve beaucoup qui contiennent des sels de chaux, qui se déposent sur la surface des plan- tes par l’évaporation, et peu à peu les recouvrent d’une couche calcaire, qui arrête leur végétation et entraîne quelquefois des maladies. Je n’ai jamais observé cet in- convénient pour les plantes cultivées en plein air, mais j’ai remarqué bien souvent combien ces effets étaient fâ- cheux pour les plantes pendant leur séjour dans les serres. Chez M. Cels, chaussée du Maine, 77, à Montrouge, les arrosements se faisaient, il y a quelques années, avec l’eau tirée d’un puits et emmagasinée dans un grand réservoir. Quelquefois, par suite de la négligence des garçons de ser- vice, les bassins des serres recevaient cette eau immédia- tement après qu’elle était tirée, et ils l’employaient pour les bassinages et les arrosements, avant de l’avoir laissée séjourner assez longtemps; il en résultait qu’au bout de quelques jours, la surface des plantes se recouvrait d’une couche calcaire très-dillicile à enlever, qui nuisait alors à la végétation, arrêtait le développement des plantes, et causait des pertes très-préjudiciables. Cet exemple, que nous choisissons entre beaucoup d’au- tres, nous autorise à rejeter les eaux de puits, qui ne dis- solvent pas le savon et qui sont mauvaises pour la cuis- son des légumes. Lorsque l’absence ou l’éloignement de toute autre eau rend son emploi nécessaire, avant de s’en servir, il faut la laisser séjourner au moins pendant vingt-quatre heures à l’air libre; ])uis il laut tous les deu.x ou trois jours jeter dans les cuves des serres quelques fragments de sulfate de baryte, ou tout simplement garnir ces cuves d’un sachet de cendres de bois, qu’on renouvelle chaque fois qu’on renouvelle l’eau. I.’emploi de l’eau i)Our les jeunes semis demande aussi quelques soins : il faut employer, de préférence h toute autre, l’eau de pluie ou l’eau de rivière, jiarce que toute autre eau tenant en sus|)ens des sels de chaux ou toute autre matière étrangère, en obstruant les stomates ou les pores de ces jeunes sujets, gêne leui‘ transpiration; elle lâcililc en outre sur la surface des terrines le développe-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2812747x_0638.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


