Monographie de la famille des cactées : comprenant la synonymie, les diverses méthodes de classification proposées jusqu'à ce jour pour sa division en genres et sous-genres, et quelques notes sur la germination et la physiologie / suivie d'un traité complet de culture et d'une table alphabétique des espèces et variétés.
- Labouret, J.
- Date:
- [1853]
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Credit: Monographie de la famille des cactées : comprenant la synonymie, les diverses méthodes de classification proposées jusqu'à ce jour pour sa division en genres et sous-genres, et quelques notes sur la germination et la physiologie / suivie d'un traité complet de culture et d'une table alphabétique des espèces et variétés. Source: Wellcome Collection.
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![former un nouveau sujet, toujours identique avec celui dont il provient. Les boutures de tête reprennent toujours avec quelque difliculté, et ne produisent jamais des plantes saines et robustes. Pour la multiplication par bouture, il faut laisser pren- dre aux jeunes pousses un peu de développement, mais jamais trop, parce que si la bouture était faite après la lignification même imparfaite du pivot, elles se trouve- raient dans le même cas que les boutures de têtes, et ne donneraient que des racines faibles et grêles. La grosseur la plus convenable varie avec les espèces. Il faut que la bouture soit assez grosse pour que les liquides renfermés dans son tissu cellulaire suffisent pour alimenter une cer- taine circulation de la sève dans les tissus et l’empêcher de se dessécher pendant la période de temps nécessaire à la formation des racines, et cependant, comme nous ve- nons de le voir, il faut qu’elle ne le soit pas assez pour que son axe médullaire se soit déjà lignifié. La bouture doit toujours être détachée par une section nette, juste au point où elle sort de l’aisselle ou de l’aréole; elle exige toujours quelques précautions pour ne pas être endommagée, et surtout pour que son enlèvement ne soit pas une occasion de blessure de la plante mère. Pour les Maniillaires et les Echinocactes, l’opération est toujours plus facile, moins dangereuse au moment où la bouture est la plus propre 5 la reprise, c’est-à-dire, sauf quelques exceptions, quand elle a atteint un peu plus que la gros- seur d’une noisette. Pour les Ccrei, les Opuntias, les Epy- pbilles, les Phyllocactes, les Rhipsalis et les Peireiscia, l’épociue la plus convenable est celle où la pousse com- mence à prendre les caractères de formes qui appartien- nent à la plante mère; j)our les Opvintias seulement, on peut sans inconvénient laisser dépasser celte époque, mais pour les autres, il faut tâcher d’en profiter pour la section. A ces précautions, (jui ont ])oiir but d’obtenir des bou- tures (jui seront toujours robustes, il faut joindre le soin (le laisser une ou deux pousses sur la plante mère, |)arce (|ue, à cause de la relation intime (|ui existe entre les raci- nes de la plante mère et les pous.ses qu’elle a produites, il](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2812747x_0642.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


