Monographie de la famille des cactées : comprenant la synonymie, les diverses méthodes de classification proposées jusqu'à ce jour pour sa division en genres et sous-genres, et quelques notes sur la germination et la physiologie / suivie d'un traité complet de culture et d'une table alphabétique des espèces et variétés.
- Labouret, J.
- Date:
- [1853]
Licence: Public Domain Mark
Credit: Monographie de la famille des cactées : comprenant la synonymie, les diverses méthodes de classification proposées jusqu'à ce jour pour sa division en genres et sous-genres, et quelques notes sur la germination et la physiologie / suivie d'un traité complet de culture et d'une table alphabétique des espèces et variétés. Source: Wellcome Collection.
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![peut arriver, dans quelques circonstances, qu’après la sup- pression de toutes les jeunes pousses, la plante, ne trou- vant plus à se développer ni en hauteur ni latéralement, cesse subitement de végéter et finisse par mourir. D’ail- leurs, quand on désire obtenir promptement des bour- geons à boutures sur une plante mère, il est utile d’activer la végétation en augmentant la chaleur et par de fréquents bassinages. Le moment le plus opportun pour la reprise des boutu- res est celui où la végétation des Cactées ne demande plus l’abri de la serre; c’est surtout depuis le commencement de mai jusqu’à la fin de juillet. A cette époque, pendant un ou deux jours, on fait sécher dans un endroit sec les plaies des pousses qui ont été coupées, puis on se contente de les placer sur la terre. Quelques cultivateurs ont l’ha- bitude d’exposer la plaie au grand soleil pendant un ou deux jours ; cette méthode n’est applicable qu’aux boutu- res de tête qui ofïrentune large plaie. Pour celles qui sont jeunes, la plaie, quand elle a été faite convetiablement, offrant au plus une surface de deux ou trois millimètres, ce soin n’est plus nécessaire, il est même pernicieux, car l’action brûlante des rayons du soleil pendant la belle sai- son pourrait les dessécher au point de ne plus jamais être propres à la reprise. La terre, sans être sèche, ne doit pas être humide, tant que les racines ne s’annoncent pas par un petit renficment sous la pellicule qui recouvre la plaie, ce qu’on peut exa- miner de temps à autre en enlevant la bouture avec pré- caution de dessus la terre. Dès que ce gonllement ou quel- ques rudiments de racines commencent à prendre, il faut éviter de déranger les boutures, parce qu’on pourrait cas- ser des racines formées; au contraire, il faut butter légè- rement la terre autour de la partie d’où partiront les ra- cines, afin de les y fixer. Il faut alors commencer à arroser de manière que la terre soit toujours légèrement humectée, jusqu’au inoinentoù elles commencent à végéter; ou elle se gonfle et montre vers le sommet (juehjues parties d’un vert ]»lus tendre (pie le leste de la plante; aloi\s on peut arroser plus copieusement, et deux ou trois mois après](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2812747x_0643.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


