Monographie de la famille des cactées : comprenant la synonymie, les diverses méthodes de classification proposées jusqu'à ce jour pour sa division en genres et sous-genres, et quelques notes sur la germination et la physiologie / suivie d'un traité complet de culture et d'une table alphabétique des espèces et variétés.
- Labouret, J.
- Date:
- [1853]
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Credit: Monographie de la famille des cactées : comprenant la synonymie, les diverses méthodes de classification proposées jusqu'à ce jour pour sa division en genres et sous-genres, et quelques notes sur la germination et la physiologie / suivie d'un traité complet de culture et d'une table alphabétique des espèces et variétés. Source: Wellcome Collection.
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![brun, mobiles, presque imperceptibles, dont la présence est accusée par des taches qui couvrent ceitaines parties ) des plantes. Cette maladie exige un nettoyage complet ; il j faut d’abord seringuer la plante à grande eau, en dirigeant le jet avec force sur son sommet ; l’eau, en jaillissant, re- jette le plus grand nombre des insectes : il faut ensuite faire sécher la plante, l’exposer à la plus grande chaleur possible, parce qu’alors les insectes qui restent se promè- . nent sur sa surface, deviennent ainsi mieux visibles, puis on les enlève un à un à l’aide d’un petit morceau de bois taillé en pointe. Dans la maladie grise, la plante perd sa couleur, son éclat naturel; sa végétation semble entravée; quelques- unes de ses parties se couvrent d’une couche d’un gris brun qui bientôt envahit la surface inférieure de la plante et ne laisse libre que la partie supérieure, qu’elle envahit quelquefois, à mesure qu’elle se développe. Je n’ai jamais observé cette maladie sur mes plantes, mais seulement dans deux collections différentes qu’on arrosait l’une avec de l’eau de puits contenant des sels de chaux en très- grande abondance, l’autre avec de l’eau croupie; les plan- tes, au reste, étaient mal tenues dans les deux cas, presque constamment privées d’air, quelquefois des années entiè- res sous cloche dans la serre. Malgré mes recherches parmi les observations faites, je n’ai rien appris sur cette mala- die. Voici le traitement qui fut suivi d’après mon conseil. I-es plantes furent exposées i» l’air libre pendant l’été, et l’eau des arrosements fut remplacée par de l’eau de ri- vière très-pure. Au bout de quelques mois, les parties qui avaient poussé conservaient leur couleur verte na- turelle, la maladie semblait limitée; mais je ne puis dire si, pendant l’hiver suivant, le mal ne lit j)as de nou- veaux progrès et ne couvrit pas les parties qui s’étaient dé- veloppées les dernières ; le propriétaire de la collection j étaïit mort depuis, ses plantes furent disséminées. Tout j me ])orte à croire cependant qu’il faut chercher la cause | du mal dans le mode de culture et la nature des arrose- ! ments, car de jeunes boutures j)rovciiaut des plantes ma- lades commençaient déjà à souHi-ir de la même maladie;](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2812747x_0654.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


