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Credit: Alfred Giard, 1846-1908 / [Maurice Caullery]. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![parasite, les idées qu'il a groupées sous le nom de castration parasitaire, et dans l'embryologie générale, les variations corré¬ latives du milieu qu'il a rangées sous le nom de poecilogonie, constituent des acquisitions de premier ordre. L’esprit de synthèse présidait donc à toutes ses investigations. Il semble que sa faculté de généralisation eût du extraire de sa prodigieuse documentation, des livres d'ensemble sur la bio¬ logie. Il n’en a écrit aucun, malgré que souvent son entourage l’y eût poussé, et l’eût engagé à faire tout au moins ses cours, de façon qu’ils pussent être recueillis et publiés. Sa répugnance à souscrire à ce désir était au fond très motivée. C'est la pro¬ fondeur même de la connaissance qu’il avait de la réalité qui l’en détournait, parce qu’elle lui faisait trop vivement sentir la grossièreté des images qu’on en peut tracer. Il percevait trop le caractère partiel, éphémère et fragile des synthèses. Scrupule exagéré, qui, s’il eût existé au même degré chez Lamarck ou Darwin, nous aurait privés des livres qui font leur gloire1. Toutefois l’œuvre entière de Giard est imprégnée de sa phi¬ losophie biologique, s’il ne l’a pas condensée en quelques volumes qui eussent été pour son nom des garanties de durée plus effectives. Il a d’ailleurs trouvé l’occasion d’en formuler les traits fondamentaux dans diverses circonstances : introduc¬ tion à son exposé de titres, discours prononcés dans des congrès, préfaces, articles 2 où on peut retrouver les grandes lignes de sa pensée. Elle était à la fois prudente et hardie, parce qu’elle était une émanation directe et immédiate de la réalité. Elle était complè- 1 Ceux qui ont approché de Giard ne regretteront pas seulement les livres généraux qu’il eût pu écrire. Il est une œuvre de lui qu’on le pressait depuis longtemps de réaliser, et qui ne l’aura pas été. C’était la biologie de la région boulonnaise. Pendant trente-quatre ans il avait accumulé, dans les environs de Wimereux, les observations de son œil pénétrant, explorant la terre non moins que la mer, y scrutant les associations animales et végétales, suivant leurs vicis¬ situdes avec les saisons et les années successives, connaissant en un mot, dans ses derniers recoins ce milieu biologique, avec ses aspects variés : la mer, la région littorale, la dune, la forêt, etc... Il devait sortir de là un document unique. C’est encore le scrupule d’arriver à un résultat trop imparfait qui l’a arrêté. Mais ici le scrupule n’était pas de ceux dont on ne peut triompher et Giard s’était mis à l’ouvrage. La mort l’a interrompu. 2 Cf. notamment : Les tendances actuelles de la morphologie et ses rapports avec les autres sciences (Conférence faite au Congrès des Arts de l’Exposition Universelle de Saint-Louis 1904, JBulletin Scientifique, t. XXXIX).— L’évolution dans les sciences biologiques (Discours présidentiel au Congrès do l’Association française pour l’avancement des Sciences, Cherbourg, 190ü. Bulletin Scientifique, t. Ll). — L’éducation du morphologiste (Revue clu Mois, 10 juillet 1908], etc...](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30612019_0015.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)