Volume 1
Précis de manual opératoire / par L.H. Farabeuf.
- Louis Hubert Farabeuf
- Date:
- 1893-95
Licence: Public Domain Mark
Credit: Précis de manual opératoire / par L.H. Farabeuf. Source: Wellcome Collection.
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![pour son écoulement, d'où résulte, sur l;i ligature, un eboe violent et. dilatateur à chaque systole vculriculaire. Je nie reprocherais d'avoir cite la possibilité de réussir en liant près d'une collatérale] si je ne répétais ici une l'ois encore qu'il faut s'efforcer d'éviter cette pratique et de réunir les deux facteurs (le l'oblitération : la cicatrice et le caillot. Et pour bien montrer l'utilité de celui-ci, je rappellerai ce que l'on avait fréquemment l'occasion d'observer au temps de la sup- puration : les hémorrhagies par le bout périphérique. La cicatrice pouvait se taire sur les deux bouts; mais, dans le bout périphé- rique d'abord privé de sang à peu près complètement, le caillot est toujours tardif, très petit, absent même dans la moitié des ias. Il en résultait qu'à la chute du lil ou même pendant la section lente de la tunique externe, il n'opposait qu'une fragile barrière au sang ramené par les collatérales dilatées et permettait une rupture de la cicatrice des tuniques élastiques et une hémorrhagie. Après avoir longuement montré comment il faut s'y prendre pour lier une artère dans la continuité, résumons les règles de cette opération et signalons les écueils semés sur la roule. Le chirurgien ayant préparé ses instruments (bistouri, écar-i teurs, pinces, sonde cannelée, fils, porte-fil, ciseaux), place son malade en bonne lumière et se place lui-même. —11 explore la région et trace la ligne d'opération. ■ - Il incise la peau, le tissu cellulaire, l'aponévrose; recherche et reconnaît les points de ral- liement, arrive sur le faisceau vasculo-nerveux. — Les muscles étant relâchés par l'aide qui tient le membre, et la plaie tenue béante par les écarteurs, l'opérateur reconnail Vartère t puis la dénude; il la charge, la reconnail une dernière fois et songe aux collatérales. Il choisit le point de l'artère qu'il va élreindre, serre le fil et noue. Autrefois, après avoir coupé l'un des chefs, on lixait l'autre à l'extérieur sans le confondre avec les pièces du pansement. Avec le catgut absorbable et même avec la soie, pourvu qu'on soit par- faitement aseptique, on peut couper les deux chefs à ras du nœud et enfermer le fil dans la plaie. Voici les fautes qui peuvent être évitées; elles se rapportent à quatre chefs principaux : l'inattention, l'ignorance anatomique, la maladresse, l'inexpérience.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2151835x_0001_0044.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


