Étude critique et clinique de la doctrine des localisations motrices dans l'écorce des hémisphères cérébraux de l'homme / par J.-M. Charcot et A. Pitres.
- Jean-Martin Charcot
- Date:
- 1883
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Credit: Étude critique et clinique de la doctrine des localisations motrices dans l'écorce des hémisphères cérébraux de l'homme / par J.-M. Charcot et A. Pitres. Source: Wellcome Collection.
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![cédés employés par M. Binswangcr pour l'examen, le durcissement ou la préparation histologique des moelles, quelque cause d'erreur qui l'a empêché de reconnaître des dégénérations évidentes pour tous les autres observateurs, et cela aussi Lien sur les moelles d'hommes que sur celles de chiens. Du reste, dans une note toute récente insérée dans le numéro de janvier 1883 du Neurologisches Centralblatt S M. Binswanger revient sur ses premières affirma- - lions relativement à la possibilité de provoquer des dégénérations secondaires chez le chien à la suite des lésions expérimentales de la zone motrice. Nous espérons que l'étude de nouveaux faits cliniquea le conduira à modifier aussi ses opinions sur la production des dé- générations secondaires consécutives aux lésions corticales chez l'homme. Quant à nous, nous croyons devoir continuer à considérer comme exactes les lois que nous avons établies antérieurement, relativement à la topographie des lésions.corticales, susceptibles de provoquer des dégénérations secondaires de la moelle, à savoir que les lésions des- tructives, même très étendues, siégeant dans la zone non motrice, ne provoquent jamais de dégénérations secondaires, tandis que les lésions destructives de la zone motrice s''accompagnent toujours, au bout d'un certain temps, d'altérations descendantes du fais- ceau pyramidal. CHAPITRE m' Des RAPPORTS de l'épilepsie partielle avec les lésions corticales. Nous n'avons pas l'intention de refaire ici l'histoire de l'épilepsie partielle ou jacksonienne. Les caractères cliniques si tranchés de ce syndrome, les difTérencgs profondes qui le distinguent du véritable mal comitial sont aujourd'hui de connaissance vulgaire. Nous vou- lons seulement étudier, dans les pages qui vont suivre, les rapports de l'épilepsie symptomatique avec les lésions qui lui donnent nais- sance et déterminer, si c'est possible, sa véritable valeur séméiolo- gique au point de vue du diagnostic topographiqne des affections cérébrales. Dans la grande majorité des cas, l'épilepsie partielle est produite par des lésions corticales ; il est rare qu'on l'observe à la suite des lésions isolées du centre ovale; il est extrêmement rare qu'elle coïn- cide avec des lésions profondes de la région capsulaire ou des noyaux centraux. ]. 0. Binswanger et C. Moeli, Zur Frage der secundàren Degeneralion {Neurolo- gisches Centralblatt, n° 1, januar 1883, page 9).](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21293016_0077.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)