Etude sur la nature et la cause présumée des accidents survenus : parmi les ouvriers qui travaillent aux fondations a l'air comprimé du bassin de Missiessy A. Toulon / par le Docteur Michel.
- Michel, Dr.
- Date:
- 1880
Licence: Public Domain Mark
Credit: Etude sur la nature et la cause présumée des accidents survenus : parmi les ouvriers qui travaillent aux fondations a l'air comprimé du bassin de Missiessy A. Toulon / par le Docteur Michel. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by the Royal College of Physicians of Edinburgh. The original may be consulted at the Royal College of Physicians of Edinburgh.
19/68 page 16
![10 .MICHEL. — .VCCllJliNTS CIIKZ LES OUVKiKItS A peino nu dehors, on (''prouve commo un soulagomcul ; ou respire ])lus légèrcnionl et h pleins |)ounions. Cet cifel se pro- duit-il chezd'aulr es que chez les novices, et csl-ce autre clioso qu'un ell'et moral? GcuérHlcmenl, on sue : chez quelques-uns, la peau paraît tiès rouge. Mon ami E— élait tout ruisselant <le sueur. Quand le temps est clair et chaud, l'cvcitation pro- duite par la suroxygénalion du sang' continue pendant quel- que lemps et se traduit par la sueur survenant hrusquement sans raison apparente. Pour ma part, j'ai éprouvé une fatigue légère après la pre- mière séance, et une demi-courbature la seconde l'ois. Il me semblait que nos articulations étaient devenues beaucoup plus lâches qu'avant. Le docteur E...., qui est descendu avec moi, n'a éprouvé que la sueur et une grosse fatigue. Les hommes habitués au travail entrent et sortent sans éprouver de sensation assez forte pour attirer leur attention. Ils sont fatigués par leur travail; mais c'est tout. Nous savons, depuis les expériences de Paul Bert, que les animaux décom- primés, et qui ont présenté des accidents, ont présenté des gaz libres dans le sang, dans les tissus et dans les humeuis. Nous savons que ces gaz sont composés d'acide carbonique et d'azole : ce n'est donc pas une hypothèse gratuile, que d'ad- mettre que l'homme décomprimé a dans ses artèri s et dans ses veines du .'ang renfermant des gaz à une haute pression, et que ces gaz ne sont maintenus en dissolution que par un effet io- nique des parois vasculaircs venant compenser l'insuffisance de la pression atmosphérique normale. C'est cette notion fon- damentale qui est la clef des phénomènes physiques et mor- bides qui se passent chez l'homme décomprimé. Considérons d'abord les premiers. La circulation, réduite au minimum dans la cloche, s'accélère au contact de l'air exlé- rieur, la respiration aussi. Les gaz du sang pulmonaire font irruption dans les vésicules et se mettent rapidement en équi- libre de pression. C'est peut-être ce qui cause ce sentiment de trop-plein de la poitrine et de légèreté de la respiration. La circulation se fait assez rapidement pour que, pendant la du- rée d'un déséclusage très lent, l'excès de gaz ait disparu en . « El iiroljîiblc pnr l'excès d'aci.lc carboniqup qiîi esl mainlemi dnns le sang par l'exci's rie pression.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21728914_0020.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


