Etude sur la nature et la cause présumée des accidents survenus : parmi les ouvriers qui travaillent aux fondations a l'air comprimé du bassin de Missiessy A. Toulon / par le Docteur Michel.
- Michel, Dr.
- Date:
- 1880
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Credit: Etude sur la nature et la cause présumée des accidents survenus : parmi les ouvriers qui travaillent aux fondations a l'air comprimé du bassin de Missiessy A. Toulon / par le Docteur Michel. Source: Wellcome Collection.
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![Journal de Robin (1875, n Ti, \>. 470),'lappoilc que sept plongeurs sardes, alleinls tle lièvre inlcrmilleiile, l'ureiit Ions pi'is d'épistaxis sous une colonne d'eau de 9 mèlrcs. Dans une aulrc observation, il rapporte qu'étant descendu, sans précau- tion, dans un bassin do. 9 mètres, il y (il descendre ensuite, en prenant toutes les ])rPcaulions usitées, sept ouvriers un peu débiles qui avaient été exposés depuis plusieurs années à la lièvre intermittente paludéenne régnant dans le pays. Ces liom- mes vivaient mal et se nourrissaient presque exclusivement de légumes et de l'ruits. l's étaient, en gé-iérul, nnnclialanls, cl l'ournissaient une faible somme de travail journalier. Ils cu- rent tous des bémorrhagies par le nez et par l'oreille. Ces faits permettent de s\ippoaer quelle serait l'action de l'air comprimé sur les gens atteints de lièvre épbéinère, d'em- barias gastrique et intestinal, de fièvre typboïde commen- çantes, etc. 11 est bien probable qu'un certain nombre d'bom- mcs cliez lesquels les anamnosliqurs ne relèvent au' une cause saisissaldc ont pu st; trouver dans des con.lilions semblables et ont attribué leur malaise et leur affection à l'action de l'air- comprimé. En fait, un grand nombre de malatles que j'ai ob- servés étaient atteints d'embarras gastriques plus ou moins grave, avec ou sans fièvre. La question est de savoir s'il a préT( cédé ou suivi la descente, s'il est effet ou cause. Aclimi de Vair confiné du caisson. Il est drl'ficilo de calculer bien exactement le volume d'air qui est injecté par les macbinrs soufflantes, parce qu'il faudrait savoir exactemenl le nombre de coups de piston à la minute. Or, ce nombre varie à chaque instant. On comprend qu'il est. iiilluencé non spulement par les pertes variables qui se l'ont par les cloches et les bétonnières pour 1 cclusement des hommes et des matériaux, mnis encore par les résistances opposées par les amas de béton qu'on projette sur jes parois, amas qu'il est obligé de traverser avant de franchir les couteaux. Tout ce qu'on peut dire, c'est que ce nombre varie, du commencement à la fin, de 80 à 50 cou| s de piston à la minute. La quantité d'air injectée à chaque coup de pompe est de (15 centimètres de rayon + 3,1416 et 40 centimètres de course) 28 litres 25 cen- tilitres. Ce chiffre doit être divisé p;ir 2,7, nombre d'atmo-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21728914_0026.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


