Traité d'histologie de l'homme et des animaux / par Franz Leydig ; traduit de l'allemand par R. Lahillonne.
- Franz von Leydig
- Date:
- 1866
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Credit: Traité d'histologie de l'homme et des animaux / par Franz Leydig ; traduit de l'allemand par R. Lahillonne. Source: Wellcome Collection.
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![cessoires du male s’unil plus intiraement que dans ies vertebrds avec les elemenls du sperme. Ainsi, une certaine quantite de zoospermes peuvent 6tre enveloppes comme par un utricule par cette secretion durcie, et c est ainsi que se produisent les spermatophores. Un exem- ple de la produclion des spermatophores consiste dans ces masses de corpuscules spermatiques, designees par Leuckart sous le nom de « bätonnels spermatiques j>, reunies entre elles au moyen d’une matifere agglutinativo de maniere ä donner naissance a des esp^ces de cordons; on les trouve, par exemple, dans les hirudines (1), les insectes, a oü elles coristituent, surtout chez les papillons, des corps allonges et ver- miformes. Les « batonnets spermatiques > se forment dans les con- duits qui sortent des follicules du testicule. Dans le Cercopis dcu- meux,]Q.\ observe que les zoospermes, filiformes, se groupent comme les barbes d’une plume, et que leur axe est un cylindre homogene et Ires-limpide. De Siebold a rencontrö autrefois cette disposition des spermatozo'idesj dans les locustides, et Dujardin l’a decrite dans le Tet~ tigonia. On doit les considerer certainement comme des « batonnets spermatiques d modifies. D’apres les observalions de Zenker, il est interessant de constater commentles filaments spermatiques colossaux du Cypris sont enveloppes, comme par unemembrane individuelle, par le produit que secrete la « glande muqueuse d ; ce jn’est que dans Ic corps de la femelle qu’ils se depouillent de cette enveloppe, ainsi que cela se passe pour les antres spermatophores qui y eclatent en mettant les zoospermes en liberte. On connait les spermatophores des cephalopodes : on les appelle du nom de celui qui les a decrits le pre- mier, corps de Needham. Ils ont et6 pris autrefois frequemment pour des animalcules particuliers. Les matieres secretees forment autour d^eux non-seulement l’enveloppe generale de l’utricule, mais elles peu- (1) D’aprös Robin, il n’y a pas chez les Clepsines ou glossiphonies d’ovo-spermatophores analogues ä ceux du Nephelis. « Les ovaires sont exactenient combles par une maliere blanche qui les remplit comme un boudin, et qu’on peut facilement expulser par la pression, sans qu’elle se delaye dans l’eau, tant qu’on ne la dissocie pas. Cette matiere a la meme disposition que celle qui forme les ovo-spermatophores des Nephelis. Toutefois eile est d’un blanc mat plus prononcd, ce qui tient ä ce qu’elle renferme un nombre bien plus considerable de gra- nules graisseux et de cellules devenues graisseuses. Les cellules spheriques grisätres, sans granules graisseux, sont au contraire peu abondantes. Ges granulations jsont en outre plus grosses et plus foncees que dans les ovo-spermatophores du Nephelis. Les spermatozoides sont moins abondants aussi que dans ce dernier; mais ils sont plus longs, presque loujours nombreux parplaoes, sans 6tre, ä proprement parier, disposes enfaisceaux. La plupart n’ont pas leur extremite c6phalique recourbde en cercle. C’est dans cette substance que sont plon- gds des ovules ä diverses periodes de leur döveloppement, etc. » (Des pMnomenes qui se pas- senl dans l’ovule avant la ficondalion. Paris, 1862, p. 76.)](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28134758_0627.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


