Réflexions sur l'opinion de M. Geoffroy Saint-Hilaire, dans la question de candidature pour la place vacante dans l'Académie Royale des Sciences / par le décès de M. Deschamps; par M. Bil ... , docteur en médecine [i.e. L.J. Bégin].
- Louis-Jacques Bégin
- Date:
- [1825]
Licence: Public Domain Mark
Credit: Réflexions sur l'opinion de M. Geoffroy Saint-Hilaire, dans la question de candidature pour la place vacante dans l'Académie Royale des Sciences / par le décès de M. Deschamps; par M. Bil ... , docteur en médecine [i.e. L.J. Bégin]. Source: Wellcome Collection.
26/32 page 26
![20 encore à faire pour les perfectionner* Les inven¬ tions les plus utiles dans tous les genres appar¬ tiennent à ces hommes laborieux, ou meme à de simples ouvriers. Lorsqu’il passe du rôle d’obser¬ vateur froid et passif à celui d’acteur; lorsque, en présence des obstacles qu’il faut surmonter, le praticien habile et physiologiste cherche et calcule les moyens de modifier les mouvements des organes, et de les ramener à leur rhythme normal, son esprit juge bien plus sainement que celui du simple spéculateur, de ce que les théo¬ ries présentent de futile, d’imparfait ou d’inexact. C’est dans l’exercice de l’art qu’est placé, en mé¬ decine, le contre-poids, le régulateur toujours puissant des abstractions: supprimer les lumières fournies par cet exercice , c’est ravir à la science son guide le plus sur. Pour les esprits élevés, et M. Geoffroy Saint-Hilaire est de ce nombre, toutes les parties de la science de l'organisation ne sont que des manières différentes d’étudier les memes objets, les êtres vivants. La zoologie, l’anatomie et la physiologie de l’homme, ]a médecine et la chirurgie, doivent travailler de concert, et en s’aidant mutuellement, à tracer cette histoire, que nul n’achevera peut-être, des corps animés considérés sous les rapports de leur structure, de leurs fonctions, des dérange¬ ments qu’ils peuvent éprouver, et des moyens à](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30352939_0026.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


