Éloges et notices lus à la Société de chirurgie ...
- Monod, Charles Edmond, 1843-1921.
- Date:
- 1895
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Credit: Éloges et notices lus à la Société de chirurgie ... Source: Wellcome Collection.
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![le rappeler, que de donner à ses membres une occasion « de se communiquer les faits importants recueillis dans l'intervalle des séances, soit dans les hôpitaux, soit dans la pratique civile, de discuter les divers points de théorie et de pratique encore obscurs, et d'établir des rapports scientifiques avec les confrères de France et de l'étranger » * ; n'ayant d'autre ambition « que de travailler sans relâche à l'étude et aux progrès de la chirurgie »^; certaine de triompher un jour et d'entraîner les moins bienveillants, elle se mit simplement à l'œuvre. Auguste Bérard fut son premier président. « Les services qu'il rendit dans cette fonction », nous dit encore Denonvilliers, « furent inappréciables y>... c II en est d'une société naissante », ajoute-t-il, « com.me d'un jeune enfant qui entre dans la vie ; son avenir dé- pend plus qu'on ne pense de la direction imprimée à ses premiers efforts. Or Bérard excellait à guider les débats, à les animer ou à les modérer au besoin, à les élargir ou à les élever quelquefois, à les maintenir toujours dans les bornes de la modération et des convenances et dans la voie de la pratique. » Je suis d'autant plus heureux de citer ces paroles que nous ne savons rien des premières séances de la Société. Le premier vo- lume des Bulletins date de 1848. Les procès-verbaux des cinq années précédentes ont été détruits dans cette même année pen- dant les journées de juin. L'Hôtel-de-Ville avait été envahi par le peuple armé. On força nos armoires; on fit main basse sur les quelques centaines de francs qui y étaient enfermées, et — malheur irréparable — les archives de la Société furent foulées aux pieds et dilacérées. M. Marjolin conserve pieusement quelques débris in- formes de ces précieux papiers ^. Mon père m'a souvent entretenu de cet incident, qui l'avait par- ticulièrement affecté. Déjà alors les chirurgiens avaient une écri- ture un peu... hâtive. Ma mère en avait une fort belle, et mon père l'avait chargée de recopier sur un grand registre les procès-ver- baux rédigés par lui ou par l'un ou l'autre des secrétaires. Le fait était bien connu des membres de la Société, qui savaient gré au collègue aimé de cette gracieuse collaboration. Ainsi, pensaient-ils, ^ Avant-propos des Mémoires (Mémoires do la Société de chirurgie, t. I, p. xvii). - R. Marjolin, Compte rendu des dix premières années {Mémoires de la Société de chirurgie, t. IV, p. 30). * Eu 1852, le ministre de l'Instructiou publique accorda à la Société de chirurgie une indemnité pour les pertes qu'elle avait subies en 1848 [V. la séance annuelle du 6 juillet 1853, discours de M. Guersant {Bull, de la Soc. de chir., 1 série, t. IV, p. 3)].](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21212685_0131.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


