Éloges et notices lus à la Société de chirurgie ...
- Monod, Charles Edmond, 1843-1921.
- Date:
- 1895
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Credit: Éloges et notices lus à la Société de chirurgie ... Source: Wellcome Collection.
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![France et, — je puis l'ajouter, preuves en main, — à l'élranger. De plus, grâce à l'activité de nos secrétaires annuels, à laquelle vous vous plaisez à rendre hommage, les fascicules mensuels de nos Bulletins paraissent à des époques presque régulières, et les travaux qu'ils contiennent conservent tout le charme de l'à- propos. Telles sont nos publications officielles. Mais je ne saurais oublier, en ce jour, certains collaborateurs officieux et dévoués. M. Larrey, dans le discours qu'il prononça en quittant la prési- dence en 1852, se félicitait de voir trois journaux médicaux faire mention de nos travaux. II doit être aujourd'hui plus que satisfait lorsqu'il aperçoit, groupés dans l'étroit espace qui leur est réservé, ces nombreux rédacteurs — parmi lesquels vous aimez à recon- naître l'élite de vos élèves — suivant avec assiduité vos séances, dont ils répandent aussitôt dans vingt journaux de Paris et de la province Tintelligente et fidèle analyse. Vous ne me pardonneriez pas si je n'adressais, en votre nom, à ces hommes de bonne volonté, un remerciement cordial. La collection de nos Bulletins, de nos Mémoires, de nos Bulle- tins et Mémoires, arrive à faire bonne figure sur les rayons de notre bibliothèque. Ce n'est cependant qu'une faible partie de nos richesses. Dès le début, la Société de chirurgie s'était occupée de mettre à la disposition de ses membres des livres de choix, dont le nombre, grâce à de fréquentes libéralités ^ grâce aussi aux échanges effectués entre nos publications et celles des Sociétés étrangères, alla croissant rapidement. Le poste de bibliothécaire fut créé, comme je l'ai dit, en 1853, Ce n'était pas, en ce temps-là, une sinécure. Le premier appelé à l'occuper fut notre savant et regretté collègue Giraldès. Aucun choix ne pouvait être meilleur. Giraldès était un érudit, il avait l'amour des livres. Il se mit aussitôt à l'œuvre et fit au delà de ce qu'on attendait do lui. Lorsque, au bout de trois ans, il donna sa démission, une commission fut nommée pour examiner les résultats de son admi- nistration. Broca, bon juge en pareille matière, fut chargé du rapport. J'en extrais un passage, qui donne une fdée de l'état dans * Lenoir en mourant, en 1860, a légué à la Société de chirurgie plus de 1,200 volumes « dans le plus bel ordre et le meilleur élat, parmi lesquels figurent beaucoup de livres rares et de grand prix » [Éloge de Lenoir, par Paul Broca {Mcm. de la Soc. de cbir., t. VI, p. lvi)]. — Paul Guersant, Payen, Velpeau, Gerdy el le baron Larrey sont aussi inscrits, en tête de nos Bul- letins, comme donateurs de livres pour la bibliolhèque de la Société.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21212685_0139.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


