Sur le traitement du pied bot par ablation de l'astragale et de différents os du pied dans les cas de pied bot varus et varus équin congénital : rapport sur des Mémoires de MM. Romniceanu (de Bucharest) et Piéchaud (de Bordeaux) / par le Dr L.-Championnière.
- Lucas-Championnière, Just Marie Marcellin, 1843-1913.
- Date:
- 1890
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Credit: Sur le traitement du pied bot par ablation de l'astragale et de différents os du pied dans les cas de pied bot varus et varus équin congénital : rapport sur des Mémoires de MM. Romniceanu (de Bucharest) et Piéchaud (de Bordeaux) / par le Dr L.-Championnière. Source: Wellcome Collection.
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![<]u membre sont complètement atrophiés, les tuteurs latéraux sont nécessaires pour donner le maintien nécessaire au pied. En dehors de cette bottine, il n’y a rien de bien particulier à prescrire au sujet, sauf les mouvements méthodiques destinés à exercer le pied. Cependant, on voit à ce moment se développer des muscles qui paraissaient condamnés à une atrophie définitive. Aussi pourra-t-on avec avantage conseiller par surcroît les cou- rants continus et la faradisation du membre déformé. Lors de la réparation osseuse du pied, on peut constater que celle-ci se fait très bien en hauteur et peut-être un peu moins bien en longueur. En effet, le pied reste habituellement un peu plus court que celui du côté opposé, mais il redevient à peu près aussi haut. Il en résulte que la différence entre les deux membres est très peu sensible, et, ce qui est plus important encore,- que la marche n’est pas altérée. 11 n’y a pas de boiterie du fait de la dif- férence de longueur des membres. Cette tendance au relèvement du pied en hauteur a encore une bonne conséquence en ce qui concerne la malléole externe. Aussi- tôt après l’opération, la malléole paraît beaucoup trop longue et on est tenté de la raccourcir. Il n’y a aucun inconvénient à s’en dispen- ser, car si on a la patience d’attendre, on veiTa presqu’à coup sûr le pied s’élever à nouveau, et la malléole externe paraîtra parfai- tement en situation normale. Ce renseignement est d’autant plus précieux qu’il est facile de constater que, dans toutes les opéra- tions où la mortaise tibiale a été compromise, sa réparation a tou- jours été très lente. De mes huit opérations, toutes faites pour de très mauvais cas, les suites ont été vraiment satisfaisantes, car cinq opérés marchent très bien, une opérée paraît avoir retrouvé assez lentement les fonctions de son pied et le septième ne m’a donné qu’un très mé- diocre résultat. Mais pour celui-ci, je crois pouvoir en donner deux raisons suffisantes : la première, c’est que j’ai fait une opération trop incomplète comme celles que je critiquais tout à l’heure; la seconde, c’est que mon sujet avait des atrophies musculaires qui m’ont empêché d’obtenir quelque chose des soins consécutifs sur lesquels j’avais compté. Je suis convaincu que si je retrouvais le sujet aujourd’hui, je pourrais obtenir d’une nouvelle opération ce que je n’ai pas obtenu pour cause de parcimonie. Quand on songe que ces résultats sont excellents et que, de plus, ils ont été obtenus avec une extrême rapidité, on doit ad- mettre que l’extirpation de l’astragale constitue un progrès consi- dérable. Sans appareil orthopédique, les opérés marchent déjà au bout de six semaines. Dès le début, la plante du pied est d’aplomb et les bourses séreuses tendent à disparaître. Avec les procédés](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22427879_0008.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


