Volume 1
Histoire des drogues d'origine végétale / par F.-A. Flückiger ... et Daniel Hanbury ... Traduction de l'ouvrage anglais "Pharmacographia" augmentée de très-nombreuses notes par le Dr J.-L. de Lanessan ... Avec une préface par H. Baillon et 320 figures dessinées pour cette traduction par L. Hugon.
- Flückiger, Friedrich August, 1828-1894.
- Date:
- 1878
Licence: Public Domain Mark
Credit: Histoire des drogues d'origine végétale / par F.-A. Flückiger ... et Daniel Hanbury ... Traduction de l'ouvrage anglais "Pharmacographia" augmentée de très-nombreuses notes par le Dr J.-L. de Lanessan ... Avec une préface par H. Baillon et 320 figures dessinées pour cette traduction par L. Hugon. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by King’s College London. The original may be consulted at King’s College London.
66/687 page 50
No text description is available for this image
No text description is available for this image
No text description is available for this image![Z Xm P T''-^ 'lit-il (ia MAni-us, F/or. Mvaat et c es écorces assez jeunes de Drmys Winleri sèches, je n.e suis assuré que lop.mon c L.chlcr ne peut pas 6tro admise. A l'état jeune, k zone inoveune de iecoree est const.tuce, unitoruiément, par des cellules polv-ouales, irrépulières se commuant avec de larges i-ayons médullaires qui traversent' la zone interne libé- rienne. Celle-ci est constituée, dans l'intervalle des rayons médullaires, par des taisceaux de fibres libériennes allongées, à parois minces et blanchâtres A mesure que le rameau avance en âge, il se montre, dans l'intervalle de ces libres, des cel- lules hi,eriennes parenchymateuses qui finissent par être aussi nombreuses que les libres Plus tard certaines cellules, soit de ce parenchvme libérien, soit des i-avons médullaires ou de l'ccorce moyenne, grandissent beaucoup et se rempli.ssent d huile essentielle, tandis que d'autres deviennent sclérenchvmateuses et Lment bieutô des groupes isolés dans les diverses parties de l'écorce: Les groupes scléren- chymateux des rayons médullaires ne tardent pas à se confondre et à former ces lignes blanches radiales que l'on voit sur la coupe transversale, tandis que les groupes formes dans le parenchyme libérien et dans le parenchvme cortical movea'restent toujours isolés les uns des autres par des cellules dont les pai-ois sont restées minces. Parvenue à cet état, Fécorce de Winter olfrira, sur une coupe longitudinale tangentielle, comme celle de la figure 18, des masses elliptiques de cellules scléren- chymateuses représentant les rayons médullaires, et, dans leur intervalle, des fibres libériennes allongées, à parois minces, disposées en bandes oue séparent des groupes longitudmaux de cellules parenchymateuses qui, en certains points, se sont épaissies et sont devenues ligneuses. Au niveau des ravons médullaires, on trouvera encore, sur une coupe longitudinale, soit tangentielle, soit radiale, un cert^uu nombre des cellules de ces rayons qui ont conservé les parois minces de lem- jeune âge et dont la situation et la forme sont les mômes que celles des cellules épaissies, et rappellent encore l'identité d'origine et de nature qu'il y a entre elles. Dans cette ecoi-ce, le liber offre donc, contrairement à l'opinion d'Eichler, sa structm-e ordinaire, car il se montre composé de fibres libériennes et de parenchyme libérien. La seule différence qui existe entre cette écorce et celle de beaucoup d'arbres consiste dans la tendance qu'ont les cellules parenchymateuses, quelle que soit la partie de l'écorce a laquelle elles appartiennent, à devenir ligneuses. Quant à la petite couche de cellules que repoussent en dedans les raypns médullaires devenus sclérenchymateux elle répond au cainbium, dont les éléments sont plus ou moins modifiés et compri- més. La tendance k la lignification des cellules parenchymateuses, si manifeste dans l'écorce de Winter, n'a rien qui doive nous étonner, car elle est fréquente dans la famille des Magnoliacées (1). [Trad.] (c) Le Cinnamodendron corticosum UiERs {Contrib., I, 121, n» 2, t. .VXIVI?), qui fournit Vécorce de Winter fausse du commerce, est une Magnoliacée de la série des Canellées. Ses fleurs sont grandes ; le périanthe est formé d'un premier verticille extérieur de trois folioles, considérées par MM. Bcntham et Hooker (2) comme des bractées, d'un deuxième verticille de cinq grandes folioles que ces auteurs regardent comme un calice, et enfin d'un troisième verticille formé de cinq languettes apla- (1) J.-L. DE Lanessan, iu Btdl, de la Suc. Linn. de Paris, IS/tî. (2) Gênera, I, 12], n» 2.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21297319_0001_0066.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)