Organisation et physiologie de l'homme expliquées, à l'aide de figures coloriées, découpées et superposées / [Achille Comté].
- Achille Comte
- Date:
- 1841
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Credit: Organisation et physiologie de l'homme expliquées, à l'aide de figures coloriées, découpées et superposées / [Achille Comté]. Source: Wellcome Collection.
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![DE L’iiovnn^:. 1,^7 floiveiU éire soigiieusemeni disîingiïées. Onelques idHlosoplu s oiu supposé, saus rondement, que les irnpressiorss faites sur les organes sont la cause efficiente de la peiceplion ; d’au ires, avec aussi peu de raison, ont admis que l’esprit reçoit des isupressions semblables à celles qui sont faites sur les organes : de sorte que ce qui se passe dans les sens devait être considéré comme le type et le mo- dèle de ce qui se passe ensuite dans le cerveau. Nous ne percevons les objets extérieurs qu’au moyen de certains organes corporels que la divinité nous a donnés pour cette fio. L’ètre suprême, de qui nous tenons l’existence, et qui 00ns a placés au milieu de ce monde, nous a pourvus de facultés convenables à la situation et au rang qu’il nous assignait dans la créaiiom Pour percevoir un objet, il faut qu’une impression ait été faite sur un organe, ou par l’application immédiate de l’objet, ou par quelque milieu placé entre l’organe et lui. Dans deux de nos sens, le toiiclier et le goût, rapplicatloii immé- diate de l’objet h l’organe est nécessaire; dans les trois autres, l’objet est perçu à distance, mais au moyen d’un milieu, qui fait impression sur l’organe. Les émanations des corps odorants, aspirées par nos narines, sentie milieu de l’odorat; les vibrations de i’air sont le milieu de l’ouïe ; et les rayons lumineux renvoyés des objets à Fœil sont le milieu de la vue. Tout objet qui ne dirige ou ne réfléchit point vers l’œil quelques rayons lumineux est invisible |)oiir nous. Nous n'en- tendons aucun son, à moins que les vibrations de quelque milieu élastique , excitées par celles des corps sonores, ne viennent frapper notre oreille. Nous ne sentons aucime odeur, à moins que les émanritions des corps odorunts ne s’introduisent dans nos narines. Nous ne percevons aucune saveur, (]oe par !’aj)|)’i(*aboii du corps savoureux à la langue, ou à,(|i]el(|ue partie de l’organe du goût, et erdin nous jie percevons h's «luarués tangilffi'S de la 18](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28738810_0149.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)