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Credit: Les actions moléculaires dans l'organisme / H. Bordier. Source: Wellcome Collection.
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![])lus rapidcmcnl que les charges; à parlir d’une certaine lon- gueur, la lame suit la loi des corps inorganiques, c’est-à-dire- (ju’à ce moment-là les allongements sont proportionnels aux charges ; puis de nouveau la proportionnalité disparaît et les allon- gements croissent moins rapidement que les charges. Ainsi donc, au début de la traction du caoutchouc, l’allongement est plus grand que ne le voudrait la loi de proportionnalité; à la lin de la traction, au contraire, l’allongement est moindre que ne l’in- dif[uc la même loi. Il importe de chercher comment les muscles se comportent à la traction, car ce mode de déformation intervient chac|ue fois que du travail dynamic|uc ou staticjue extérieur est cllectué : la force cju’on appelle puissance dans un levier est représentée, dans le cas des leviers de l’organisme, par un ou plusieurs muscles sur lesquels une traction plus ou moins énergicjuc est exercée indi- rectement par la force résistance au moyen des segments osseux. Plusieurs méthodes ont été imaginées pour l’étude de l’élasticité musculaire. ^\ehcr suspendait le muscle hyoglosse à un crochet et fixait à la partie inférieure un plateau dans Iccjuel on plaçait des poids croissants; les allongements du muscle étaient lus chac|ue fois sur une règle graduée devant laquelle se déplaçait le plateau. Ce même physiologiste utilisa encore les oscillations du tissu sous l’inlluence de la torsion; on sait que, lorscju’un corps a été tordu, il ne revient à sa position d’écjuilibre cju’a])rès avoir cll'cctué une série d’oscillations dont la durée est en raison inverse de la 1 racine carrée de la force élastique. Il y a donc là un moyen de mesurer la force élastique par la rapidité avec laquelle un corjis tordu exécute ces oscillations. Weber construisait avec des libres musculaires une sorte de balance de torsion analogue à celle de Coulomb et comptait le nombre d’o.scillations de l’aiguille. On a uldisé aussi la méthode graphic|ue pour enregistrer les ■allongements du muscle. Ainsi Wolkmann s’est servi du kymo- grapliion de Ludwig; ^Vitticha employé la plaque du sphygmo- ■ graphe de Marey. Mais il est bien préférable de se servir des myo- graphes ordinaires, comme l’a fait Marey lui-même : une grenouille est fixée sur une plac[ue de liège; le tendon du gastro- cnémicn est attaché a un-fil (jui supporte le poids dont on charge le muscle et met en mouvement un levier tpii trace par son extrémité sur un cylindre noiixi la courbe de l’allongcmcut du muscle. On peut, a la place de poids, employei’, à l’exemple, de -Marey, un vase dans lequel on fait arriver lenlcincnt du mer-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22470852_0019.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)