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Credit: Les actions moléculaires dans l'organisme / H. Bordier. Source: Wellcome Collection.
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![3a ACTIONS MOIJCCUL,yiU:S IJANS UQLIIJKS Ces Irols forces sont laiigcnlcs, la première F à la surface libre du li([uidc A ; la seconde F' à la surface libre du liipiide B; la Iroisième F à la surface de coiitacl des deux liquides. Si ruuc des trois forces, F'par exemple, est jilus grande que la résullanle des deux autres F et F, la goulle s’étale sous l'in- lluence de la traction de la force F' ; c’est ce que l’on constate dans le cas d’une goutte d’huile déposée à la surface de l’eau. Ici la tension spécillquc de l’eau est 7,5 milligrammes, celle de l’buile 3,5 milligrammes et celle de la surface de séparation des deux liquides 3,09 milligrammes. On comprend ainsi pourquoi l’huile et les corps ayant la même tension superficielle spécifique s’étalent h la surface de l’eau, pliénomène mis à profit par les marins pour empêcher les vagues de se produire. Lorseju’on dépose avec soin une petite goutte d’une huile à la surface de l’eau, celle-là prend une certaine forme qui varie avec la nature de l’huile et qu’on appelle Jigui'e de cohésion. Ces figures, étudiées surtout par Chatain (de Lyon), peuvent être mises à jirolit pour reconnaître la pureté d’une huile. Enfin, on sait ejue des parcelles de camphre projetées sur l’eau se mettent à tourner chacune pour leur propre compte sur cette eau, lorsque le vase et l’eau n’ont aucune trace de corps gras. Ce mouvement giratoire est bien simple à comprendre : le camphre se dissout dans l’eau (i8'’,5o par litre) (i); or, l’eau camphrée ayant une tension superficielle plus faible que l’eau pure, il en résulte que la force F' a des valeurs inégales et variables à chaque instant tout autour de la parcelle de camphre considérée; c’est la variation de la force F' qui est ]iar conséquent la cause de la giration. Mais, vient-on à toucher l’eau à l’aide d’un corps gras, celui-ci s’étale à la surface, .si bien que la tension superficielle du liquide devient alors celle du corps gras qui se sidjslitue à la couche superficielle de l’eau. Cette tension S|)écificpie beaucoup jilus faible du cor|is gras est im])uissante à déplacer cbaipie jiarcelle, et, en outre, la solu- bilité du camphre est en même temps modifiée. Théorie du P*'Imbert relative à la contraction musculaire. — T.es actions moléculaires cpii donnent naissance aux forcesdelen- (i) II. Boudieii. Société des Sciences /iliys. et naturelles de Bar deaux, 1889.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22470852_0040.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)