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Credit: Les actions moléculaires dans l'organisme / H. Bordier. Source: Wellcome Collection.
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![ACnOxNS MOUCCUI.AlItKS UVNS I,KS l.l()LIIJICS oxcilalioii voloiilairc, par ic seul fail (|uc los siibslaiiccs coiisli- I,liant les disques elairs et soinlires sont diilerentes du plasma ambiant. La tonicité mnscniaire existe alors toutes les Ibis que la distance des points d’insertion musculaire est, au repos, supérieure à la longueur que prendrait le muscle, supposé entiè- rement libre, sons l’inlluence de ces forces moléculaires. Maintenant, la disparition do la tonicité nurscnlairc, a[)rès la mort par exemple, s’explique par le mélange des substances constituantes dos disques et du plasma ambiant à la suite duquel SC produit, ou tend à se pi’oduirc, une bomogénéité générale ipii entraîne l’égalité des forces K et F'et la nullité de la force F. Cette théorie de la contraction musculaire, à l’aide des forces moléculaires de la tension supcidicielle, permet-elle de se rendre compte de la difl'érencc qui existe entre les mn.scles lisses et les muscles striés, au point de vue de la rapidité de la contraction ? Très facilement. Les forces de tension on ton cil'et à déformer dans les premiers la masse totale de cbaque fibrille ; dans les seconds, au contraire, la subdivision de la librilleen ungrandnombredcdisqncs entraîne une sorte de multiplication des forces de tension qui n’ont ainsi à agir séparément que sur la faible masse de cbac[uc disque : il se fait par les muscles striés une véritable division du tra\ail, et la déformation doit être pins rapide que pour les libres lisses. Dans l’étude de l’élasticité, nous avons vu ([uc lorsqu’un mus- cle contracté est soumis à l’action d’une charge, il s’allonge ; l’allongement cesse, d’après la théorie d’Imbert lorsipic les direc- tions nouvelles des forces de tension donnent des résultantes dont l’ensemble est capable de faire équilibre à la charge, l n muscle contracté oppose donc une certaine résistance à rallongement, comme le fait une tige solide élastique. Des forces moléculaires agissent dans les deux cas pour s’opposer à l’allongement et faire éipiilibre là la charge lorscpi’nn certain allongement .s'est produit. J’uisqu’il existe entre le musclecontracté et une tige élastique une analogie aussi complète, il est permis d’emplovcr le même terme pour caractéi'iser deux phénomènes identicpies. et l’on peut dire que la contraction mn.scnlaire se résume à la crcalion (fane force élasluiue. L’élasticité qui en résulte ne doit ]ias. ainsi ipie le fait remar([uer avec raison M. Imbert, être confondue avec celle que manifeste un corps solide, c’est-à-dire ipie. dans le cas- d’un muscle contracté, ce mot d’élasticité signilie résistances à la déformation dues senlement anx forces de tension ([ui existent à la surface de contact des dill'érents di.sipies.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22470852_0046.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)