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Credit: Les actions moléculaires dans l'organisme / H. Bordier. Source: Wellcome Collection.
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![leurs inlensilés rcspeclivcs sont devenues deux fois plus grandes, pour que les rcsultanles longitudinales puissent maintenant équi- librer la charge 2P. Si nous ajoutons une surchage telle que rallongement obtenu soit le meme que dans le premier cas, les résultantes longitudinales des forces de tension deviendront dou- bles des premières et seront ainsi capables de faire équilibre à la charge totale 2 (P -|-p) = 2 P -j- 2 p ; la surcharge ajoutée au poids 2P devra donc être deux fois plus grande que dans le pre- mier cas, pour amener un allongement égal. On voit que ces considérations permettent de prévoir la loi de M. Chauveau : l’élasticité réelle d’un muscle contracté est proportionnelle aux charges qu’équilibre le muscle raccourci. Les deux lois établies par cet émineut physiologiste se trouvent donc vérifiées et pouvaient être prévues par la théorie du P’’ Im- bert. On voit par ce qui précède qu’on peut pénétrer assez avant dans le mécanisme de la contraction musculaire par le développement de l’idée et de la considération de la tension superficielle. Nous avons ])u ainsi établir des dilférences très nettes, caractéristiques, entre le mode de fonctionnement des muscles lisses et striés, fixer le sens précis c^ue l’on doit donner au terme élasticité musculaire. Il e.st donc rationnel d’admettre cette théorie, quoique encore schématique, puisqu’elle permet non seulement d’expliquer les faits connus, mais aussi de prévoir d’autres faits mis en évidence et bien établis par l’expérience. PHÉNOMÈNES ÉLECTRIQUES RÉSULTANT DE LA VARIATION DE TENSION SUPERFICIELLE ( Les variations de tension superficielle au niveau des disques clairs et épais de la fibre musculaire, sur lesquelles repose la ^ théorie du P’ Imbert, sont accompagnées d’une production d’élec- tricite que le P'' d Arsonval a utilisée depuis longtemps pour expli- quer 1 oscillation négative du muscle et du nerf. On sait qu a 1 état normal la fibre musculaire striée présente un courant électrique allant de sa partie médiane à ses deux cxtieinités, à travers le galvanomètre. Au moment où une con- traction musculaire se produit à la suite d’une excitation quel- conque, le courant tend à devenir nul et l’aiguille du ealvano-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22470852_0049.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)