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Credit: Les actions moléculaires dans l'organisme / H. Bordier. Source: Wellcome Collection.
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![FILTRATION Lorsqu’on plonge une membrane saturée d’eau dans une solu- lion de sel marin, on constate une diminution dans la quantité tl’cau absorbée, ce qui s’explique par la diffusion d’une partie du sel dans l’eau d’imbibition, et par une dissolution saline dans l’intérieur de la membrane. Or, cette dissolution ayant un coefficient d’imbibilion inférieur à celui de l’eau, une cer- taine quantité de la dissolution doit sortir do la membrane . de même, si l’on saupoudre de sel marin la surface d’une mem- brane saturée d’eau, ou voit le liquide suinter et s’écouler. Disons enfin que, jusqu’à une certaine limite, l’élévation de tem- pérature favorise l’imbibitlon. Filtration. — Les pbénomènes de filtration prennent nais- sance dans l’organisme, où on rencontre des membranes jouant le rôle de véritables filtres et des liquides placés en contact avec ces membranes .sous une certaine pression. Les actions moléculaires qui ont lieu pendant la filtration permettent d’expliquer comment des particules solides d’une ténuité extrême .sont séparées du liquide où elles sont en suspen- sion. Cette séparation n’a pas du tout lieu, comme beaucoup le croient, par tamisation ; ce n’est pas parce que les porcs qui consti- tuent un liltre quelconque sont plus étroits que les dimensions des corpuscules contenus dans le liquide qu’il y a liltration ; ce n’est pas comme des grains de blé sur un crible ou de la salade dans un panier, comme le dit M. Duclaux, que les particules solides sont retenues sur la membrane filtrante : c’est grâce à un phénomène d’adhésion moléculaire que ces particules sont arrêtées dans les porcs du filtre. Une expérience, facile à répéter, et duc à M. Duclaux, montre bien l’existence de ces pbénomènes d’adhésion des particules : suspendues dans le sein d’un liquide par les parois solides. Dans [ un tube étroit, ouvert aux deux bouts, on verse de l’eau tenant en suspension de l’oxalatc de chaux, puis on lave le tube à l’eau distillée, de manière à chasser le dépôt d’oxalate qui s’est fait par I adhésion moléculaire le long des parois. Si on ferme l’extrémité I inférieure et qu’on introduise dans le tube un peu d’eau, on I constate que, même après un lavage prolongé, on peut recueillir I ]iar ramonage du tube par l’eau introduite une quantité d’oxa- I lato assez grande pour rendre louche l’eau du tube. I Les conditions physiques qui accompagnent la liltration sont Idéterminées par les lois de Poiseuillc relatives à l’écoulement des I lioRDIER. 5](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22470852_0073.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)