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Credit: Les actions moléculaires dans l'organisme / H. Bordier. Source: Wellcome Collection.
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![nous en ferons pour oxpli(|ucr corlains phénomènes de l’orfra- nisme. Les ])liénomènes moléculaires qui se rapportent à celte iiilé- rcssanlc question ne doivent pas être confondus avec ceux qui constituent l’osmose ordlnaii-c, telle par exemple qu’on l’étudie avec l’osmoiuètrc de Dutrochet. La pression osmotique n’est pas synonyme de force osmotique, et il est regrettable de voir quel- quefois employer ce dernier terme à la place du premier. C’est à des molécules salines en dis.solulion que se rapporte l’cxprc-ssion de pression ou de tension osmoticpic, et cette expression a le même sens que celui qu’on lui donne quand il s’agit de molé- cules gazeuzes. D’ailleurs, la descri[)lion qui va suivre fera bien compi-cndrc la dilfércncc qui existe entre les actions moléculaires qui donnent naissance à l’osmose ordinaire et celles qui sont la cause de la pression osmotique. C’est à la suite des travaux de botanistes, lluijo de ^ ries. Pfcifcr, que ce phénomène fut étudié méthodiquement par les physiciens et que ^ an’t llolTélahlit une théorie nouvelle des dis.so- j lutions. En étudiant les échanges qui ont lieu chez les végétaux entre l’eau puisée dans le sel et les sucs salins des cellules végétales. PfeiVer fut amené à expérimenter sur un certain nombre dej parois poreuses artiliciclles perméables aux liquides, entre autresl les vases poreux eu faïence dégourdie, tels (juc les vases de piles;] mais, au lieu de se servir de ces vases tels qu’on les trouve dansi le commerce, Pfelfer eut l’idée d’en modilier la porosité en fai.sanl] déposer dans l’épaisseur de la cloison un précipité chimicpie,, capable de faire actpiérir une propriété tout à fait particulière la paroi, cpii devient alors imperméable. Pour obtenir une telle paroi, on prend un vase de pile soi- gneusement lavé aux acides et aux alcalis, puis bien rincé à l’eauJ Le vase, bien essuyé et séché, est rempli d’une solution à 3 pomj loo de sulfate lie cuivre, cl, dix minutes après, jtlacé debout dan.M une solution au même litre de ferrocyanure de potassium. I.ey deux liquides pénètrent en sens inverse dans la svdislance im-n reusc et se rencontrent vers le milieu de la cloison, où ils formen J un |)réci|)ité de ferrocyanure de cuivre gélatineux; ce |)récipile1 constitue une sorte de membrane interne très délicate, protège^ de chaque coté |)ar un revêtement solide do faïence. La propriété particulière de la |)aroi ainsi obtenue est la sui- vante: au lieu dose lais.ser Iraier.ser, comme avant la manipu-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22470852_0078.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)