Pharmacopée universelle, contenant toutes les compositions de pharmacie qui sont en usage dans la medecine, tant en French, que par toute l'Eurobe ... / avec plusieurs remarques et raisonnemens sur chaque opération. [Avec un lexicon pharmaceutique].
- Louis Lémery
- Date:
- 1716
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Credit: Pharmacopée universelle, contenant toutes les compositions de pharmacie qui sont en usage dans la medecine, tant en French, que par toute l'Eurobe ... / avec plusieurs remarques et raisonnemens sur chaque opération. [Avec un lexicon pharmaceutique]. Source: Wellcome Collection.
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![CHAPITRE XXVII. Des Collyres. Siet. Aqtiarum plantaginis , Euphrafu , CE que les Grecs appellent uo^^et, les Latins Collyria; les Arabes Sie , e nommé en François Collyres, ce Font des remedes deftinez particulièrement pour les maladies des yeux ; mais on a donné ce nom improprement à quelques li¬ queurs dont on fe fert pour les ulcérés veneriens. Les Collyres font ou lecs> ou, 1- quides , les Collyres fecs font comme les trochifques de Rhafis, la tuthie préparée, le fucre candi , l'iris , le vitriol blanc en poudre qu’on louffle dans oeil avec un petit chalumeau pour dilïiper les catara&es dans leur commencement : les Co yres liquides font compofez d’eaux & de poudres ophtalmiques , comme la tut ic pie- parée difloute dans les eaux d’euphraife , de rôle, de plantain , de fenouil, e c ic- lidoine :On appelle encore Collyres des onguents ophtalmiques, comme onguent de tuthie & plufieurs autres dont il fera parlé au Chapitre des Onguents. Collyrium réfrigérons. Rjfarum an a %'1) • Albuminis Quorum ^ fi » aJSJdîfce , fat collyrium , 7^E MARQUES. On brouillera enfemble le blanc d'œuf avec les eaux diftillées pour faire un Collyre. ,, •. o m j VeitR-S- Il eft propre pour les inflammations & les douleurs des yeux , il lie & il adou¬ cît par fa partie glutineufe les Tels âcres qui font la caule du ma ; on îm i e e ce Collyre un lingefin , ou un petit morceau de maigre de veau , & on 1 applique fut' l’œil malade. r Ceux qui employait trop de blanc d’œuf dans leur Collyre, voyent fouvent u effet du remede contraire à celuy qu’ils ont attendu , car au lieu de diminuer , m- flammarion, il l'augmente en faifant enfler l’œil, parce que la glutmofitedu blanc d'œuf fe delfcchant fur la fuperficie de l'œil , par la grande chaleur qui accompa¬ gne toujours les ophtalmies, elles arrête prefqu'entierement la tranfpiratton , ceqm fait confier les vailteaux , & mettre les humeurs plus en fermentation qu elles n’étoient. , , .. , • j * ■ On peut au lieu du blanc d'œuf, employer un léger mucilage de graine de coin g. Collyrium detergens. Vitri antirnoni]fubtiliffmepuluerati, cPlantagms , Tuth' <e préparât & , R ofar uni , ^ Salis faturni ,n i 9 j , Chclidonij majoris-atta 5 j, Am arum euphrafa , Mifce , fiat Collyrium , RE MARQVES. On broyera le verre d’antimoine en poudre impalpable , on le düfoudra avec la tuthie préparée & le fel de faturne dans les eaux diftillées, & l’on fera un Collyre. Il eft propre pour confumer la catarade dans fon commencement, & pour net- Vertus](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30411014_0127.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


