Fragments, de géographes et d'historiens arabes et persans inédits, relatifs aux anciens peuples du Caucase et de la Russie méridionale / [Charles François Defrémery].
- Defrémery, Charles François, 1822-1883.
- Date:
- 1849
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Credit: Fragments, de géographes et d'historiens arabes et persans inédits, relatifs aux anciens peuples du Caucase et de la Russie méridionale / [Charles François Defrémery]. Source: Wellcome Collection.
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![(3) Ibn-Alathir est ici complètement en désaccord avec Étienne Orpélian, l’auteur de ]a prétendue Histoire des Or- pélians \ ( Apucl Saint-Martin, t. II, p. 85 ), ainsi qu’avec Tcliamtcliéan (cité par Saint-Martin, ibidem, p. 242). D’après ces deux auteurs, Ildéguiz, qu’ils nomment Eldigouz, fut défait complètement par les Géorgiens, dans la plaine de Gaga, située dans la province de Roukarie. Le premier est même entré, à cet égard, dans des détails très-circonstan- ciés. Mais le chronographe Samuel d’Ani, historien contem- porain et généralement bien informé, est assez conforme à Ibn-Alathir. D’après son récit, le sultan du Khoraçan, nom par lequel il désigne Arslan, fils de Thogril, s’avança jus- qu’aux portes d’Ani, qu’il assiégea pendant trente jours; il îavagea le pays, battit le roi George, et retourna avec son butin dans son pays. Mirldiond est d’accord avec Samuel d’Ani, pour accorder à Arslan seul l’honneur d’avoir vaincu les Géorgiens. «Sur ces entrefaites, dit-il, après avoir ra- conté la victoire obtenue par le sultan sur deux émirs rebelles, le roi des Abkhaz, qui, parmi les monarques infidèles, était un des plus puissants, ayant regardé comme une circons- tance très avantageuse pour lui l’absence de l’atabeg Ildéguiz (que le sultan avait laisse a Ispahan), se mit en marche, dans 1 intention de répandre le sang et de s’emparer des richesses des musulmans. Mélic-Arslan rassembla ses troupes dispersées, et se dirigea vers le pays des infidèles, afin de défendre la religion musulmane. Lorsque les vrais croyants et les esclaves des idoles se furent rencontrés, un si giand carnage eut lieu, que le cimeterre au cœur de fer pleura sur cette immense effusion de sang, et que la pointe des javelots devint aussi rouge qu’une langue. A la fin, par la volonté du Tout-puissant, le roi des Abkhaz (vers) « s’enfuit, les joues pâles, par crainte de l’épée bleuâtre, de même que * M. Brosset a démontré que cet ouvrage n était qu’un fragment d’une istoire de la province de Siounie. (Voyez deux articles de ce savant académi- cien , dans le Bulletin scientifique, t. VIII, col. 181 et suiv. t. IX, col. a 53 et suiv.) 4.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29312462_0053.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)