Hygiène alimentaire des malades, des convalescents et des valétudinaires ou du régime envisagé comme moyen thérapeutique / J.-B. Fonssagrives.
- Jean-Baptiste Fonssagrives
- Date:
- 1867
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Credit: Hygiène alimentaire des malades, des convalescents et des valétudinaires ou du régime envisagé comme moyen thérapeutique / J.-B. Fonssagrives. Source: Wellcome Collection.
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![quel sens pratique de Sydenliam (1) et celui de do Ilaën (2) se sont vainement insurgés. L’hydrothérapie, au mi- lieu de tout ce que ses prétentions thérapeutiques ont d’exor- bitant, aura du moins rendu ce service signalé, de démontrer pratiquement l’inanité de certaines frayeurs communiquées au médecin par le vulgaire, et de préparer la voie d’une ré- forme dogmatique qui, du reste, est déjà à moitié réalisée dans la pratique de chacun de nous.. ]jesmaladies de la poitrine sont le refuge de ce préjugé thé. rapeutique, que le temps et l’expérience finiront par emporter. L’influence étiologique incontestable du froid, dans la produc- tion de ces maladies, l’a fait considérera tort comme un élé- ment d’aggravation pendant leur durée. 11 n’y a cependant qu’à regarder attentivement autour de soi pour reconnaître combien ces appréhensions théoriques sont peu fondées, et pour apprendre à ne plus résister avec autant d’inflexibilité aux vives instances des fébricitants. Tantales anxieux qui, dé- vorés par la fièvre, la bouche et la gorge desséchées par l’an- hélation autant que par l’épaississement des fluides qui en hu- mectent les muqueuses, demandent à grands cris qu’on les dé- saltère et non pas qu’on augmente leur supplice par l’ingestion de boissons brillantes. La négligence des infirmiers a fait bien souvent passer sous nos yeux des enseignements dont nous avons profité, et nous n’hésitons pas à considérer, non-seule- ment comme inoffensive, mais comme très-utile, l’administra- tion de boissons fraîches aux malades atteints d’affections ai- guës de la poitrine, mais sous la condition expresse, nous le répétons, que ces liquides soient pris par gorgées, en très-pe- tites quantités à la fois. Nul n’a poussé plus loin la hardiesse, sous ce rapport (nous dirions plus volontiers la témérité), que le docteur Compagnano (5), qui traitait naguère ses pneumoni- ques par l’usage de la neige à rintérieur. ^on travail contient (1) Sydenliam, Opéra medica. Genevæ, mdcclvii, l. I, Dissert, epist, ad Gulielm. Cote, p. 254. (2) A. de llaën, Bat. med., 1. IX, p. 48 et t. X, p. 58. (5) Com))ag-nano, Influence thérapeutique du froid dans les maladies aiijiiës de la poitrine. (Gaz. méd, de Paris, 1855, i III, p. 41.)](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24990401_0059.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)