Hygiène alimentaire des malades, des convalescents et des valétudinaires ou du régime envisagé comme moyen thérapeutique / J.-B. Fonssagrives.
- Jean-Baptiste Fonssagrives
- Date:
- 1867
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Credit: Hygiène alimentaire des malades, des convalescents et des valétudinaires ou du régime envisagé comme moyen thérapeutique / J.-B. Fonssagrives. Source: Wellcome Collection.
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![Tollo ('lait, la tismie hippocvfitique, dont la simplf» fonniih* ne larda pas à s’altc'rer étrangement, comme le .prouve la ti- sane dont Galien (1) recommande Tusage et qui n’c'lait qu’un mélange de décoction d’orge, de vinaigre, d’huile, de sel et d’anelh (anethum qraveolcns), salmigondis bizarre et qui de- vait répugner autant au goût qu’à l’estomac. La tradition, tout en ne conservant pas à la classique tome d'orge les éminentes propriétés que lui attribue l’école grec- que, en a néanmoins perpétué Tusage jusqu’à nous, et c'est en- core à elle que l’on a recours le plus volontiers dans tous les cas où on désire en même temps désaltérer les malades et les nour- rir légèrement, et où l’indication d’une tisane médicamenteuse proprement dite ne se manifeste pas. L’orge décortiquée ou mondé et l’orge perlé, c’est-à-dire réduite mécaniquement, après décortication, à une forme arrondie, servent le plus babiluellement à la préparation de cette boisson délayante. L’avoine iniuma sativa), jusque dans ces derniers temps, n’é- tait guère employée dans la diététique que sous forme de graine mondée ou de gruau; on sait que le gruau d’avoine cuit dans du lait et convenablement sucré constitue un aliment familier à l’hygiène pédagogique; mais l’emploi de l’avoine sous forme de tisane n’est pas d’un usage assez répandu. C’est une bois- son très-agréable et douée, en même temps d’incontestables propriétés diurétiques. Le caryopse de l’avoine renferme, entre l’épisperme et l’amande, un principe aromatique très- fragrant qui se rapproche un peu de la vanille (d’où le nom de vanille indigène donné quelquefois à cette céréale) et qui se retrouve dans la tisane ou décoction de sa semence. C’est certainement à lui qu’il faut rapporter l’action stimulante de l’avoine, action qui se révèle chez les chevaux par une sorte d'orgasme musculaire et chez l’homme par un peu d’a- snnt pas parvenus à se mettre d’accord sur le sens réel de ce mot; les uns en faisant la désignation d’une graminée particulière, les autres y voyant une préparation spéciale de l’orge. lli])pocrate lui attribuait des propriétés éminentes [vires] et la faisait entrer quelquefois dans la con- tée lion de sa plisane. (1) Galien, Œuvres aiialom. plinsiol. et medicales, trad. Daremberg, Paris, lH5i.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24990401_0065.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)