Hygiène alimentaire des malades, des convalescents et des valétudinaires ou du régime envisagé comme moyen thérapeutique / J.-B. Fonssagrives.
- Jean-Baptiste Fonssagrives
- Date:
- 1867
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Credit: Hygiène alimentaire des malades, des convalescents et des valétudinaires ou du régime envisagé comme moyen thérapeutique / J.-B. Fonssagrives. Source: Wellcome Collection.
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![grando do rcslomao pour le lait. Nous reviendrons sur ce point. g G. — BOISSONS AROMATIQUES Parmi les boissons aromatiques qui peuvent être prescrites aux malades, les unes sont purement médicamenteuses, ce sont les tisanes amnatiques proprement dites; les autres ont une importance d’autant plus grande, qu’elles ont leur place dans l’alimentation commune et que les convalescents, en re- courant à leur emploi, ne font, par le fait, que revenir à des habitudes que l’abstinence diététique avait suspendues. Les labiées, les ombelliféres aromatiques fournissent un grand nombre de plantes dont le tissu est imprégné d’huiles essentielles, lesquelles se suspendent en partie dans l’eau par l’infusion et lui communiquent des propriétés plus ou moins actives de stimulation diffusible. La mélisse (métissa officina- lis), la menthe poivrée {menthapiperita), l’origan (onganiim vidgare), le romarin {rosmarimis officinalis), l’angélique (an- gelica aixhangelica), le fenouil {fœniciihm officinale), l’anis {pimpinella anisum), la badiane ouanis étoilé (illicium anisa- tum), les fleurs de tilleul (tilia europea), les feuilles et les fleurs d’oranger, etc., sont les plantes les plus usitées pour la confection des boissons aromatiques. Leurs effets sont de deux ordres ; les uns sont généraux, les autres s’e.xercent sur la muqueuse gastrique et consistent dans une stimulation qui combat l’atonie si fréquente de l’estomac et assure la complète élaboration des aliments ingérés. Les infusions d’anis, d’angélique, de menthe, de mélisse, prises immédiatement après le repas, dans les cas de paresse de l’es- tomac, de dyspepsie atonique, peuvent être considérées comme de véritables condiments dont elles ont le mode d’action et les effets. L’influence générale de ces boissons, qui sont d’ail- leurs d’aulant plus efficaces qu’elles sont imprégnées d’une ({uantité plus considérable de calorique, se réduit à une stimu- lation ])lus ou moins vive, aune sorte d’érélhismedes fonctions nerveuses, notamment (b‘s fonctions cérébrales et sensorielles-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24990401_0080.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)