Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicale : comprenant le résumé de toute la médecine et de toute la chirurgie, les indications thérapeutiques de chaque maladie, la médecine opératoire, les accouchements, l’oculistique, l’odontechnie, l’électrisation, la matière médicale, les eaux minérales et un formulaire spécial pour chaque maladie / par E. Bouchut et Armand Despres.
- Eugène Bouchut
- Date:
- 1873
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicale : comprenant le résumé de toute la médecine et de toute la chirurgie, les indications thérapeutiques de chaque maladie, la médecine opératoire, les accouchements, l’oculistique, l’odontechnie, l’électrisation, la matière médicale, les eaux minérales et un formulaire spécial pour chaque maladie / par E. Bouchut et Armand Despres. Source: Wellcome Collection.
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![H en se faisant saigner très-fréquemment, est voue à une nort foudroyante très-prochaine. Le régime lacté et les émissions sanguines doivent faire a base du traitement des anévrysmes de l'aorte, moins jour en obtenir la guérison que pour prolonger la vie Valsalva). Pilules de digitaline, de scille et de scammonée. Digitaline d'HomoUe et Quevenne.... 5 ceutigrammes. Poudre de scille 5 grammes. Poudre de scammonée d'Alep grise, lé- gère, friable, lactescente, odorante. .5 id. Mêlez intimement par une longue trituration, puis ajou- tez sirop de gomme, quantité suffisante. Faites 100 pilules égales et argentées. On en donnera deux, puis quatre, puis six, puis huit chaque jour (Bouchardat) FR. Potion sédative. Poudre de digitale 2 décigrammes. Sous'acétate de plomb liquide 5 gouttes. Sirop do fleur d'oranger 40 grammes. Triturez le tout ensemble dans un mortier de verre ; ijoutezpeu à peu infusion de coquelicot 200 grammes. Par cuillerées dans la journée (agitez la bouteille chaque Fois) (Fouquier) [+]. Pilules de digitale. Poudre de digitale. ■ ) k „„, i„„ ''f ,■, > aa 5 grammes. Poudre d asa lœtida / ~ Faites avec sirop des cinq racines, quantité suffisante, 100 pilules. Une d'abord, puis deux. On élève la dose successivement (Withering) [T]. Pilules sédatives. Digitale.. . • 5 grammes. Hydrochlorate de moriihino 3 décigrammes. Camplu-e 2 grammes. Conserve de roses q. s. Faites selon l'art 40 pilules. On en prendra d'abord deux par jour. On élèvera successivement la dose. Vacétate de plomb à la dose de 10 à 50 centigrammes par jour, en pilules, est un excellent remède pour modé- rer la marche des anévrysmes de l'aorte. Chuckerbully a donné dans le même but Vioduve de potassium, de 25 à 75 centigrammes, trois fois par jour □, La digitale en poudre, à la dose de 5 à 50 centi- grammes par jour, diminue beaucoup l'intensité des pal- pitations de l'anévrysme aortique, mais s'il n'y a pas d'exagération des mouvements du cœur, le remède est inutile. Injections sous-cutanées d'ergotine^ Ergotine de Bonjean Sgl'.SO Alcool . , . ) Glycérine | aa 7 60 Injectez 10 à 20 gouttes dans l'anévrysme ou autour {Bull, théi:, 1869) □. Des compresses d'eau froide ou glacée et des applica- tions de glace dans une vessie sont quelquefois (rès-utiies pour éviter la rupture d'un anévrysme aortique. Mélange frigorifique. Sulfate de soude 300 grammes. Acide nitrique étendu d'eau 200 id. Mêlez. Ce mélange fait baisser le thermomètre de 26°, et permet d'obtenir de la glace artificielle pendant les clia- leurs de l'été (Bouchardat). Anévrysmes aa-téricls du ti-onc bradlio-cépha* liiluc. Des phénomènes de compression delà ti'achée, du nerf récurrent droit en particulier, du tronc veineux hra- chio-céphalique, et l'établissement d'une circulation com- plémentaire sur la veine azygos, la voussure delà première côte, l'usure de l'os, et une tumeur qui apparaît en ar- rière du sternum, puis entre les scalènes, et qui a été pré- cédée d'un affaiblissement du pouls radial du côté droit, font diagnostiquer l'anévrysme du tronc brachio-cépha- lique à l'exclusion de l'anévrysme de la crosse de l'aorte qui cause comme lui des accès de suffocation, de l'apho- nie, des douleurs vives, et perfore aussi la paroi thora- cique. Certaines tumeurs du sternum et des ganglions bronchi- ques soulevées par les battements des gros vaisseaux pour- raient être prises pour un anévrysme du tronc bracliio- cépliahque, mais elles n'ont pas de mouvement d'expansion, de frémissement ni bruit de souffle. La guérison spontanée des anévrysmes artériels du tronc brachio-céphalique est problématique. Abandonnés à eux-mêmes, ces anévrysmes s'ouvrent dans l'œsophage, la trachée ou les plèvres ; ou bien ils tuent les malades par asphyxie ou par un spasme du larynx (Erichsen). Thérapeutique, — Lier l'artère carotide et l'artère sous-clavière, soit en même temps, soit à un intervalle de quelques semaines, soumettre le malade au régime débi- litant de Valsalva, sont les seuls moyens à employer ; on pourra y joindre des injections coagulantes à faible dose^ la galvano-puncture, et l'on pourrait alors ne lier que la carotide ouaxillaire (méthode Brasdor et Wardrop). La compression digitale ou la compression à l'aide d'un compresseur mécanique sur la sous-clavière pourront être tentées. Il ne faut pas s'engager dans la ligature du tronc bra- chio-céphalique (V. Mott), pour les anévrysmes de cette artère, à moins que l'on ne soit certain (juel'anévi ysme ne descende pas jusqu'à l'aorte. Comme on a lié le tronc brachio-céphalique sur le vivant, le procédé qui a été employé est indiqué, sauf à modifier quelques points suivant les circonstances. Incision en L, tournée en dehors, descendant jusqu'au niveau de l'articulation sterno-claviculairc, section de l'at- tache sternale du sterno-mastoïdien ; section du muscle sterno-hyoïdien. — On suit l'artère carotide primitive en écartant les veines en dehors. Lorsque l'on aperçoit la bi- furcation du tronc brachio-céphalique, on lie aussi bas que possible. Gomme la région est déformée, la tumeur re- foulant les orgones, on se guidera pour faire l'incision sur une ligne étendue de l'apophyse mastoïde à l'articulation sterno-claviculaire, on disséquera la tumeur et l'on arri- vera sur l'artère. V. Ligatuiies. La compression des artères carotides et sous-clavière faisant disparaître les battements, on liera la sous-clavière (Brasdor) , la carotide primitive (Evans), ou la carotide primitive et la sous-clavière (Fearn, Liston), avec quelque espoir de guérison momentanée ; la tumeur pourra rester slationnaire, mais ce moyen n'assure pas ordinairement un succès. L'opération faite, le malade doit tenir la tète un peu fléchie du côté malade pour que l'artère ne soit pas tendue. Anévrysmes tic la carotide primitive. L'ané- vrysme artériel de la carotide primitive se forme à l'ori- gine de cette artère (Robert) ou à sa bifurcation (Hodgson); il occupe un seul côté du cou où il se développe eu hau- teur. ()uand l'anévrysme de la carotide primitive existe à droite, le tronc brachio-céphalique est presque toujours plus ou moins dilaté.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21713819_0131.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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