Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicale : comprenant le résumé de toute la médecine et de toute la chirurgie, les indications thérapeutiques de chaque maladie, la médecine opératoire, les accouchements, l’oculistique, l’odontechnie, l’électrisation, la matière médicale, les eaux minérales et un formulaire spécial pour chaque maladie / par E. Bouchut et Armand Despres.
- Eugène Bouchut
- Date:
- 1873
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicale : comprenant le résumé de toute la médecine et de toute la chirurgie, les indications thérapeutiques de chaque maladie, la médecine opératoire, les accouchements, l’oculistique, l’odontechnie, l’électrisation, la matière médicale, les eaux minérales et un formulaire spécial pour chaque maladie / par E. Bouchut et Armand Despres. Source: Wellcome Collection.
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![La thoracocentèse avec le bistouri, plus que la ponction, expose à l'établissement d'une fistule thoracique. La thoracocentèse a été faite pour extraire des caillots contenus dans les plèvres. Lorsqu'il y a plaie de poitrine, c'est plus un débridement qu'une thoracocentèse. Lorsque après une plaie de poitrine on fait une contre-ouverture aux parties déclives, c'est réellement une thoracocentèse avec le bistouri. Cette opération, pratiquée pour un épan- chement de sang, a été l'objet de beaucoup de critiques, dont quelques-unes sont très-justes. Extraire un corps étranger par une contre-ouverture est encore une thoraco- centèse. V. Plaies du thorax^pau armes a feu. TIIRIDACG. Suc exprimé des tiges de laitue écrasées. On l'administre comme calmant ; en extrait, 20 à 50 cen- tigrammes par jour; en pilules ou en sirop, à la dose de 30 à 60 grammes. YnROMBOSE. Coagulation du sang dans les artères ou dans les veines donnant lieu à des accidents locaux de gangrène ou d'hydropisie et à des accidents graves, lors- qu'un caillot venant à se détacher court avec le sang se fixer dans un organe important et en suspendre tout à coup les fonctions. V. Embolie. THROMBUI§t. On désigne sous le nom de thrombus un épanchement de sang produit par la rupture d'une veine (V. Saignée, Varices) ou un épanchement de sang résul- tant d'une contusion ou d'une déchirure sous-cutanée d'une veine. V. Contusion. Tlifombns de la vuKc (Boer). Le throm])us de la vulve hors l'état puerpéral est une contusion au deuxième degré, dont le caractère spécial est de s'étendre rapide- ment et de causer des douleurs vives. Le thrombus peut être encore dù à des ruptures de varices des grandes lèvres. Le thrombus de la vulve qui se montre pondant les derniers temps de l'accouchement est dû à une contusion légère, à un effort (Deneux), et même pendant une attaque d'épilepsie (Boyer) on a vu la rupture de veines de la vulve, devenues variqueuses pendant la grossesse. Le séjour prolongé de la tête du fœtus dans l'excavation du bassin peut encore causer le thrombus, parce que les veines des grandes lèvres et du vagin remplies et disten- dues se rompent. Une douleur vive et une sensation de déchirement in- diquent le début d'un tlu'ombus par rupture veineuse. I>a douleur est surtout vive, lorsque le thrombus est situé à la partie postérieure (Velpeau). Une tumeur apparaît, elle occupe le vagin, le périnée ; mais il est plus ordinaire que la tumeur fasse saillie sous la muqueuse. On voit alors les tissus prendre une coloration violacée, la tumeur est fluc- tuante, douloureuse au toucher, il y a des ecchymoses au périnée et aux fesses. Le ténesme anal, la rétention d'urine et des matières fécales doivent faire soupçonner que l'épan- chement est abondant, qu'il a décollé le vagin et qu'il y a une grande quantité de sang épanché. Le thrombus de la vulve peut se résorber lorsqu'il est petit, mais il peut se rompre dans le vagin, pendant le passage du fœtus, et donner lieu à une hémorrhagie (Grave, Populus); enfin, le foyer peut s'enflammer ei les tissus peuvent se gangrener, de façon à produire un abcès ou une gangrène de la vulve. On ne peut hésiter à reconnaître uu thrombus de la vulve. S'il y avait en même temps une liernie, les antécé- dents de la malade seuls pourraient éclairer le chirurgien. On ne serait incertain que dans le cas où 'a hernie vien- drait de se produire ; mais une rèductibilité avec gargouil- lement indiquerait tout de suite l'existence d'une hernie. Le thrombus de la vulve qui se rompt pendant l'accou- chement est très-grave; car le fœtus, dans son passage, en comprimant les veines du bassin, cause la persistance de l'hémorrhagie veineuse. Thrrapeutiqur. — Les thrombus peu volumineux ne réclament aucun traitement. Les thrombus volumineux, qui ne s'accroissent pas, seront traités par la compression au moyen de spicas doubles laissés sur le périnée. Lorsque le travail commence, si le thrombus augmente, ce qui est à peu près inévitable, on fera une large incision pour vider la poche des caillots et du sang qu'elle renferme et l'on incisera de préférence du côté de la peau. L'incision dans le vagin a cet inconvénient, qu'après l'accouchement les lochies peuvent pénétrer dans le foyer. Lorsqu'il y a un épanchement sanguin qui augmente, on comprimera la tumeur avec la main jusqu'à ce que la tète du fœtus, arrivée au niveau du foyer, comprime la poche où le sang était amassé. Après l'accouchement on comprimera avec des tampons de charpie, mais il est mieux de faire des injections d'eau et d'eau-de-vie camphrée à parties égales ; s'il coulait encore du sang après on aurait recours aux tampons imbibés légèrement de per- chlorure de fer. Dans les cas où un thrombus a été abandonné à lui- même, lorsque la fièvre survient et quand la peau est chaude, il est évident que le thrombus est enflammé ; dans ce cas on ouvrira du côté du périnée et l'on fera des in- jections d'eau et d'eau-de-vie camphrée, ou bien, avec un trocart, on fera une double ponction au périnée, ou bien une au périnée et une sur la paroi latérale du vagin, et l'on passera un tube perforé. On fera néanmoins des in- jections détersives. Si une hémorrhagie survenait on ferait une compression avec des compresses et un spica croisé sous le périnée, mais on ne se servirait pas de perchlorure de fer. THUYA. Arbre de la famille des conifères, dont le bois, en décoction, a été vanté contre la syphilis El- L'huile éthérée de ses feuilles a été conseillée comme anlhelminthique. THYM. Plante de .la famille des labiées, dont l'huile essentielle est employée comme stimulante et désinfec- tante, c'est le thynios ou acide thgmique que l'on peut substituer à l'acide phénique dont il a toutes les qua- lités, V. DÉSINFECTANT. THYMIQLîE. Il y a une variété de suffocation des en- fants qu'on appelle asthme thymique et qui est, dit-on, produite par l'hypertropliie du thymus : c'est le spasme de la glotte ou le pkrém-glottisme. V. ces mots. Thymique (AcIDE). V. TUVM. TYMPAIV'ITE. V. MÉTÉORISME. thyroïde (LÉSIONS DE LA GLANDE). La glande OU corps typhoïde peut être le siège à'inflammation, d'Iijjper- tivplde, de cancers et de kijstes; toutes ces tumeurs ont un caractère essentiel, celui de suivre les mouvements de la trachée pendant les mouvements de la déglutition. Thyroïde (Cancer DU CORPS). Un goître accidentel se développant avec rapidité, devenant adhérant à la peau, s'accompagnant d'engorgements ganglionnaires, doit faire penser que la lésion du corps thyroïde est un cancer en- céphaloïde; les signes de compression des organes du](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21713819_1413.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)