Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicale : comprenant le résumé de toute la médecine et de toute la chirurgie, les indications thérapeutiques de chaque maladie, la médecine opératoire, les accouchements, l’oculistique, l’odontechnie, l’électrisation, la matière médicale, les eaux minérales et un formulaire spécial pour chaque maladie / par E. Bouchut et Armand Despres.
- Eugène Bouchut
- Date:
- 1873
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicale : comprenant le résumé de toute la médecine et de toute la chirurgie, les indications thérapeutiques de chaque maladie, la médecine opératoire, les accouchements, l’oculistique, l’odontechnie, l’électrisation, la matière médicale, les eaux minérales et un formulaire spécial pour chaque maladie / par E. Bouchut et Armand Despres. Source: Wellcome Collection.
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![TOUR de ses anlngonislcs, on opérera par la mélliode sous- lanée. On appliquera ensuite la minerve, ou le collier de Blandin (fig. 696), si la déviation est peu marquée, et l'on mettra tout de suite la tête dans la rectitude autant que possible. Lorsque la paralysie n'est pas complète on devra élec- Iriserles muscles paralysés tous les jours pendant dix mi- nutes (V. Muscles, Paralysies). — S'il y a une myosite syphilitique, on fera prendre l'iodure de potassium', à la dose de 1 à 3 grammes par jour. On a proposé de couper la branche accessoire de Willis du spinal pour remédier aux contractures du stcrno- cléido-mastoïdien. Cette opération ne doit pas être préfé- rée à la ténotomie. Pour sectionner le spinal on ferait une incision sur le bord extérieur du slerno-cléido-masloïdien, au niveau de l'union de son tiers supérieur avec son tiers moyen ; on soulèverait le bord du muscle et Pon rechercherait le nerf sur la face profonde du muscle. Contre le torticolis rhumasiismal on a proposé : Propylamine 24 gouttes. lîau distillée 180 grammes. Une cuillerée à bouche toutes les deux heures. (.\venarius.) TOLTHER. V. Utérus {ExpJoratnm de /'). TOUR DE MAITRE. V.CaTHÉTÉRISME. TOL;ri\ESOL. Matière colorante bleue, qui rougit sous l'influence des acides. — On l'emploie pour imbiber du papier qu'on sèche, qui sert de réactif et permet de reconnaître l'acidité des urines et des humeurs. TOL'RNIQUET. Appareil compresseur constitué par pelotes et une courroie. V. Anévrysmes. TOURms. Maladie convulsive des bêtes à laine et bo- vines, caractérisée par des vertiges et par un tournoiement de la bête avec recul. Le tournis est la conséquence du développement des rœnures (V. ce mot) dans la substance du cerveau ou de la moelle. Voy. fîg. 131. Thérapeutique. — Pour prévenir le tournis, il faut em- pêcher les moutons de paître dans les prairies mouil- lées sur lesquelles ont déjà brouté des bêles atteintes de celte maladie. — Dès que la maladie se déclare il faut abattre l'animal, pour que ses excréments converti: en en- grais ne jettent pas sur le fourrage d'autres œufs de Cœnure, qui, étant avalés, reproduisent la maladie. On a essayé la trépanation pour enlever le cœnure qui occasionne le tcurnis, mais cette opération réussit très- raremeflt. TOUX 1367 TOUX. Secousse subite d'expiration plus ou moins bruyante. La toux est st/mptomatique des maladies du lai'ynx, des bronches, de la plèvre et des poumons, ou sympathique dans les maladies vermineuses, gastriques et hystériques. — Elle est sèche, petite dans l'hystérie : grasse, humide dans la bronchite et la phthisie ; rauque, enrouée dans le croup; quinteuse âans la coqueluche ; incessante, férine, duns la rougeole ou dans l'hystérie, nuances importantes pour le diagnostic et pour le traitement. Les opiaciés et les solanées vireuses, en infusion, en extrait et en sirop, sont les meilleurs moyens intérieurs de calmer la toux (V. Sirops, Pilules). On y réussit égale- ment avec des vésicatoires volants saupoudrés de morphine, ou avec des injections hypodermiques de sulfate de mor- phine. V. Narcotiques, Hypodermiques. TOUX ]\ERVEUSE. Une petite toux sèche, inces- sante, augmentée par l'émotion, sans expectoration ni fièvre, et sans modilication des bruits respiratoires, dépend d'une névrose du larynx et constitue la tuiix nerveuse. La toux nerveuse est quelquefois sympathique de la dentition; d'une dyspepsie par des helminthes de l'intes- tin ; des affections de l'utérus, de l'aménorrhée et de l'hystérie. Thérapeutique. — En cas d'aménorrhée la toux nerveuse doit être traitée par les emménagogues, et, s'il y a des phénomènes de congestion sanguine, par la saignée ou les sangsues aux cuisses. La toux nerveuse s'observe chez les hystériques en de- hors des attaques consécutives comme phénomène nerveux particulier. On l'a quelquefois rencontrée chez l'homme. Si les sujets ne sont pas chlorotiques il faut essayer d'une émission sanguine. Si, au contraire, ces sujets sont chlo- rotiques, il faut employer les toniques, les ferrugineux, l'infusion de sauge, de mélisse, de menthe, de safran; la décoction de quinquina, d'armée, etc., l'extrait de quin- quina en pilules, les différents sels de fer associés au quinquina, à l'asa fœtida ou à l'extrait de valériane, etc.; les potions avec de l'élher, de la teinture de musc, de la teinture de belladone ; le bromure de potassium 2 à 3 grammes par jour (Cersay); la poudre d'oxyde de zinc, de 2 à /i grammes par jour ; la poudre de valériane à 1 gramme, la poudre de digitale à 10 et 15 centigrammes, la poudre de camphre àl et 2 grammes par jour, les lave- ments d'asa fœtida à 1 et 4 grammes, doivent être succes- sivement employés. La toux nerveuse, incessante et très-fatigante, se guérit en mettant sur les côtés du larynx deux petits vésicatoires volants de 1 centimètre de diamètre avec de l'ammo- niaque ou de la pommade ammoniacale, et en y mettant aussitôt 1 au 2 centigrammes de sulfate de morphine, ap- plication qu'on renouvelle les jours suivants. On réussit quelquefois avec des injections hypodermiques de sulfate de morphine, 2 centigrammes pour 10 gouttes d'eau, ou d'acide valérianique au trentième \+ +\. On est quelquefois obligé de recourir à l'hydrothéra • pie et alors on donne tous les jours aux malades des bains d'affusion froide pendant quatre ou cinq minutes avec de l'eau à 18 ou 20 centigrades [+]• Pilules antispasmodiques. Bleu de Prusse t .a ,-, , , . J aa 10 grammes. (Jxvoe de zinc ) ^ F. s. a. Cent pilules. On prendra une de ces pilules chaque matin à jeun pendant la première semaine fR. (De P)Ourge.)](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21713819_1425.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)