Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicale : comprenant le résumé de toute la médecine et de toute la chirurgie, les indications thérapeutiques de chaque maladie, la médecine opératoire, les accouchements, l’oculistique, l’odontechnie, l’électrisation, la matière médicale, les eaux minérales et un formulaire spécial pour chaque maladie / par E. Bouchut et Armand Despres.
- Eugène Bouchut
- Date:
- 1873
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicale : comprenant le résumé de toute la médecine et de toute la chirurgie, les indications thérapeutiques de chaque maladie, la médecine opératoire, les accouchements, l’oculistique, l’odontechnie, l’électrisation, la matière médicale, les eaux minérales et un formulaire spécial pour chaque maladie / par E. Bouchut et Armand Despres. Source: Wellcome Collection.
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![brale en s'agrandissant. Quelquefois ils sont entièrement logés dans la substance blanche. Ils varient du volume d'un pois à celui d'un œuf de poule. Us sont toujours jaune verdâtre, habituellement durs; quelquefois ils sont ra- mollis au centre et forment une sorte d'abcès. J'en ai vu qui avaient subi la transformation calcaire et formaient des tubercules crétacés. Ils déterminent, soit la méningite tu- berculeuse, soit l'encéphalite, soit des convulsions ou des paralysies partielles. V. ces mots. Tubercules du poumon. V. PhTHISIE et PlEUUÉSIE. Tulsercules des os. V. OsTÉlTE, MAL DEPoTT, TuMEUR BLANCHE, etc. Tubercules de la rétine. Les tubercules de la rétine sont très-rares et forment un amas composé de matières grasses. V. Cérébroscopie, Piétine. Tul>erculcs de la choroïde. Ces tubercules sont très-fréquents chez les scrofuleux et chez les tuberculeux, lisse présentent à Pétat de granulations jaunes opaques, et sont visibles à l'ophthalmoscope à travers la transparence de la rétine. Ils se montrent souvent avec la méningite tu- berculeuse. V. MÉNINGITE et Cérébroscopie. Tubercules du loie. V. FoiE. Tubercules des reins. V. ReINS. Tubercules du péritoine. V. PÉRITONITE. TUBERCULOSE. Maladie constitutionnelle produite par le développement et par l'évolution de la matière tu- berculeuse sur un ou plusieurs points de l'organisme. Aucun âge n'est à l'abri de la tuberculose, car on l'a observée chez le fœtus ou sur le vieillard, mais elle est plus fréquente dans la jeunesse qu'à toute autre période de la vie. Les femmes sont plus disposées que l'homme à mourir de tuberculose. A l'hérédité directe, indirecte et par métamorphose, de la tuberculisation ou de la scrofule, se rattache très-souvent la tuberculose. La misère, et ce qui l'accompagne en fait de mauvaise alimentation, d'influence du froid, de défaut d'air et de lumière, les excès vénériens, Faction des poussières mi- nérales, végétales et animales sur les bronches, la rou- geole et les inflammations chroniques sont les causes acci- dentelles de la tuberculose pulmonaire. Chez les animaux, l'inoculation de la matière tubercu- leuse reproduit des tubercules, ce qui pourrait faire croire à la contagion de ce produit morbide. La tuberculose se produit dans tous les points de l'or- ganisme à la fois ou sur quelques organes en particulier. Ainsi, à côté de la tuberculose générale, il y a celle des pou- mons, de la plèvre et des ganglions bronchiques, celle de l'intestin, du péritoine et des ganglions du mésentère, celle du foie, des reins ou des ovaires et de l'utérus, celle des méninges et du cerveau, celle du testicule et de la pro- state, celle des ganglions, du cou, enfin celle des os qui constitue le mal de Pottet la plupart des tumeurs blanches. V. Mal de Pott. La tuberculose est la conséquence de la scrofule, et dans certains cas de l'Iierpétisme intérieur, qui a engendré une phlegmasie chronique miliaire ou généralisée à toute une portion d'organe. Rien ne ressemble à une fièvre typhoïde par la céphalal- gie, l'abattement, Pétat fébrile, la bronchite et la diar- rhée, comme la tuberculose générale qu'on appelle phthisie I aiguë ou phthisie galopante, mais l'aggravation des phéno- mènes morbides et les lésions pulmonaires ne tardent pas à révéler la nature du mal. V. Fièvre typho'ïde. Les symptômes de la tuberculose partielle dépendent des fonctions de Porgane tuberculeux ; ainsi, dans les méninges et dans le cerveau les symptômes sont ceux de la ménin- gite (V. ce mot), dans les poumons, dans la plèvre et dans les ganglions bronchiques ce sont ceux de la phthisie (V. ce mot et Phthisie bronchique), dans le péritoine et l'intestin ce sont ceux de l'entérite, de la péritonite et du carreau (V. ces mots], enfin dans les ganglions du cou (V. Adénite), dans le testicule (V. ce mot), dans lesos, etc., ce sont ceux qui résultent du trouble apporté dans les fonctions de Porgane tuberculeux. La tuberculose généralisée est incurable, mais elle peut guérir quand la lésion est partielle, après suppuration et éhmination du tubercule ramolli ou après sa transformation crétacée. V. Tubercule. Si la diathèse n'est pas profonde, si l'organe affecté n'est pas trop essentiel à la vie et lors même que l'organe est important, si la lésion est peu étendue, la tuberculose peut guérir. Thérapeutique. — Bien que le tubercule soit un produit d'inflammation, comme cette inflammation est souvent diathésique, chronique et latente, il n'y a pas lieu de traiter la tuberculose par les émissions sanguines et par les anliphlogistiques. Il faut s'occuper de la diathèse et ensuite de Pétat local ainsi que des troubles fonctionnels produits par le tuber- cule. Comme diathèse, les toniques, tels que le quinquina en vin, en extrait, en tisane par macération; — les amers, tels que le houblon, la gentiane, le quassiaamara en tisane, et la poudre de colombo ; — les aromatiques et stimulants, tels que Parmoise, l'absinthe, le thé, la mélisse, Palcool, les vins généreux, etc.; — les ferrugineux à petite dose, les arsenicaux et notamment le sirop d'arséniate de soude de- vront être conseillés ; — les sels de chaux, soit poudre d'écaillés d'huîtres calcinée et pulvérisée, 2 h k grammes par jour (Bouchut), soit poudre de chaux éteinte, 30 cen- tigrammes à 1 gramme pour amener la calcification (Bou- chut). C'est aussi pour combattre la diathèse qu'il faut, si cela n'est pas contre-indiqué par Pétat local, prescrire les bains de mer et de rivière, les affusions froides, le mas- sage et l'hydrothérapie, les bains d'air comprimé ou raréfié, les bains électriques, les eaux minérales, salines, bromu- rées, les eaux ferrugineuses et sulfurées. V. ces mots. Les tubercules des os, des testicules et des ganglions réclament souvent un traitement chirurgical ; — on ré- sèque les os atteints de tubercules, on fait des injections iodées dans les fistules consécutives à une tuberculisation du testicule; on ouvre les adénites tuberculeuses ou stru- meuses. Les abcès tuberculeux ne sont autre chose que des ab- cès froids ou des abcès chroniques ; — certains abcès par congestion des parois de la poitrine ne sont que des abcès après une pleurésie avec adhérences et passage du pus à travers les parois. On les traitera comme les abcès froids et les abcès chroniques. V. Abcès, Phthisie, Testicule tuberculeux. Quant à l'état local produit par la tuberculose des pou- mons, de la plèvre, des méninges, du péritoine, des gan- glions lymphatiques, etc., les moyens convenables pour les combattre sont indiqués aux articles Phthisie, Pleurésie, MÉNINGITE, Cerveau {Tubercules du), Péritonite tuber- culeuse, Carreau, Adénite.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21713819_1438.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)