Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicale : comprenant le résumé de toute la médecine et de toute la chirurgie, les indications thérapeutiques de chaque maladie, la médecine opératoire, les accouchements, l’oculistique, l’odontechnie, l’électrisation, la matière médicale, les eaux minérales et un formulaire spécial pour chaque maladie / par E. Bouchut et Armand Despres.
- Eugène Bouchut
- Date:
- 1873
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicale : comprenant le résumé de toute la médecine et de toute la chirurgie, les indications thérapeutiques de chaque maladie, la médecine opératoire, les accouchements, l’oculistique, l’odontechnie, l’électrisation, la matière médicale, les eaux minérales et un formulaire spécial pour chaque maladie / par E. Bouchut et Armand Despres. Source: Wellcome Collection.
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![Digestif opiacé. Digestif simple 100 gramraes. Laudanum 10 id. r+1 (Hôp. de Paris.) Cérat opiacé. Opium. bi'Ut 50 centigrammes Jaune d'œuf 10 trrammes. Cérot de Galien 30 id. r+l (Lagneau.) Topiques désinfectants. On emploie les solutions suivantes à l'aide de charpie imbibée des liquides : Solution de chlorure de soude. (Eau chlorurée.) chlorure de soude 100 grammes. Eau 400 id. Solution d'alcool camphré. Eau 2 parties. Alcool camphré 1 id. Permanganate de potasse. Eau 100 grammes. Permanganate de potasse 4 à 10 id. [T] (Réveil.) Eau de créosote. Créosote 1 gramme. Ea.M 100 id. {Codex.) Les cataplasmes au coaltar (Corne etDemeaux), les sa- chets de poudre de charbon et autres moyens vantés ne valent pas les solutions précédentes ni la solution de Bur- nett. V. DÉSINFECTANTS. Ulcères des cicatrices. (A. Després.) Il y a des récidives des ulcères de toutes les parties du corps, du téguments ou des muqueuses, qui seraient inexplicables si l'on ne considérait que la nature de la cicatrice même est une cause d'ulcération. Le tissu inodulaire d'une cicatrice d'ulcère se rétracte sans cesse et les déchirures se produisent au moindre effort. De là des ulcères : 1° parce que le tissu de cicatrice ne se répare pas comme les tissus sains; 2° parce que la rétrac- tion du tissu inodulaire tend sans cesse à agrandir la dé- chirure qu'elle a laissée. Les ulcères des cicatrices de brûlures se produisent dans les mêmes conditions. C'est surtout aux bras, à la jambe et à la face qu'il y a le plus d'ulcères de cicatrices Partout où la peau est transformée en cicatrice circulairement autour d'une par- tie, l'ulcère est presque inévitable. Ceci explique pourquoi les ulcères étendus des jambes sont si souvent suivis de récidives. Au début l'ulcère des cicatrices est constitué par une gerçure; plus tard elle creuse et s'étend, puis laisse écou- ler de la sérosité. Plus tard encore, au moment où les bourgeons charnus se produisent, au lieu de voir des bour- geons charnus francs on voit des bourgeons finement granuleux et la réparation est extrêmement lente. Thérapeutique. — On traite les ulcères des cicatrices comme les ulcères compliqués de callosités. Mais le seul remède efficace serait l'autoplastie ou la greffe der- mique . Ulcères des jambes. La partie inférieure des jambes est le siège fréquent d'un grand nombre d'ulcères. Les ulcères de jambes sont dans la plupart des cas dus à des varices enflammées et ulcérées ou à des varices rom- pues par un coup ou une blessure. V. Varices. Les ulcérations peuvent être dues à l'érosion de la cica- trice d'un ancien eczéma avec amincissement de la peau, à des abcès sous-cutanés, à des épanchements scorbuti- ques de sang, à des gommes syphilitiques ou scrofuleuses, à des périostites suppurées, enfin à des bulles de rupia ou d'ecihyma. Le bouton d'Alep et de Biskra ulcérés, l'ulcère de Mozambique, sont des ulcérations qui atteignent les jambes des indigènes des pays intertropicaux et les étran- gers qui habitent ces climats. V. Bouton d'Alep et de Biskra, Éléphantiasis, Ulcère de Mozambique. Les ulcères qui n'intéressent que la peau sont les ulcères variqueux, les ulcères scrofuleux et scorbutiques. Ils s'a- grandissent en largeur et en profondeur. Dans le premier cas la peau de la jambe peut être entièrement détruite. Dans le second cas les os sont découverts ; ils s'hypertro- phient et suppurent. Quoique la Société des chirurgiens de Londres doute de la possibilité de la dégénérescence fibro-plastique consécutive à un ulcère, il y a quelques cas où un cancer s'est développé sur un vieil ulcère (Broca). Toutes les complications des ulcères en général se montrent autour des ulcères des jambes, surtout les cu- tites, les indurations de la peau, quelquefois des gan- grènes étendues, surtout dans les cas d'ulcères variqueux. Le diagnostic des ulcères de la jambe repose sur l'état de l'ulcération et sur l'état général des malades. Lorsqu'un membre est couvert de varices, lorsque l'ul- cère a été produit après une plaie qui a donné lieu à une hémorrhagie abondante, ou lorsque une tumeur inflamma- toire s'est montrée sur un paquet variqueux et a été suivie de la formation d'un ulcère, on diagnostiquera un ulcère variqueux. Lorsque chez un sujet scrofuleux on trouve une petite ulcération consécutive à une blessure ancienne ou récente, suivie de gangrène limitée de la peau, ou lorsqu'une bulle de rupia ou d'ecthyma a duré un certain temps, il s'agit d'un ulcère scrofuleux. Lorsque chez un sujet syphilitique une gomme, un bulbe de rupia ou d'ecthyma, ont existé, l'ulcère est dit ulcère syphilitique. Lorsque le malade présente des accidents se- condaires ou tertiaires de la syphilis, et qu'alors une ulcé- ration se développe sur une plaie, l'ulcère est encore une lésion que l'on peut rattacher à la syphilis. L'absence de dénudation des os et de suppuration franche fait reconnaître un ulcère récent des plaies simples ou des plaies se transformant en trajets fistuleux; la durée de l'ulcération quand on trouve des os à nu permet de reconnaître qu'il s'agit de dénudation consécutive des os par une lésion et non d'une plaie. Thérapeutique.— On doit toujours chercher à guérir les ulcérations des jambes. Les ulcères des jambes dus à des varices seront traités par la compression. S'il y a une hémorrhagie, une plaque d'amadou sera placée sur la plaie ; une bande roulée, ser- rée, environnera le membre depuis les orteils jusqu'au- dessous du genou. Les malades seront tenus au lit, la jambe élevée sur un coussin. Lorsque l'hémorrhagie est arrêtée, on panse avec des cataplasmes ou avec de la char- pie trempée dans l'eau chlorurée ou l'eau-de-vie camphrée que l'on recouvre de cataplasmes. Lorsque l'ulcère est détergé, c'est-à-dire lorsque des](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21713819_1445.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)